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Le théâtre lui a appris à aller au fond de lui-même

Bien servi par sa formation en théâtre, l’entraîneur des Alouettes Khari Jones laisse souvent voir ses émotions sur les lignes de côté.
Photo Ben Pelosse Bien servi par sa formation en théâtre, l’entraîneur des Alouettes Khari Jones laisse souvent voir ses émotions sur les lignes de côté.

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Connaissez-vous bien des athlètes qui ont fait de la scène ? C’est le cas de Khari Jones, qui détient une formation en arts dramatiques.

L’envie de faire du théâtre musical lui a pris lorsqu’il étudiait à l’Université California-Davis.

Étant peu utilisé à sa saison recrue avec l’équipe de football de l’institution, il s’est inscrit en arts dramatiques.

Il a personnifié l’ancien président argentin Juan Peron dans la pièce musicale Evita. Il a campé également le rôle de Vladimir, l’un des deux vagabonds dans En attendant Godot.

« Mais je suis meilleur acteur que chanteur! » lance-t-il.

Aller au fond de soi-même

Le football étant sa priorité, il envisageait de jouer une dizaine d’années chez les professionnels, après quoi il comptait devenir acteur.

Alors qu’il évoluait avec les Stampeders de Calgary, il a tourné des commerciaux qui étaient expressément faits pour être présentés dans des téléséries.

Pas étonnant qu’il soit aussi expressif sur les lignes de côté.

« Le théâtre m’a permis d’aller au fond de moi-même », convient-il.

« Mais je ne joue pas un rôle dans mon métier d’entraîneur. Je suis moi-même. Je ne cache rien à personne.

« Il n’y a pas de mal à ce que mes joueurs me voient comme je suis en toutes circonstances, que je sois fâché, heureux ou vulnérable. Il m’est arrivé de pleurer devant eux. »

Or, il ne pense pas qu’il aurait été en mesure d’être entraîneur en chef il y a cinq ou six ans. Il voulait être son propre maître.

« On te demande d’être impassible, alors que ce n’est pas moi », explique-t-il

« Je n’aurais pas voulu être quelqu’un que je ne suis pas. »

Les fumistes sont vite reconnus

Jones ne pense pas qu’un entraîneur puisse jouer la comédie.

« J’ai toujours cru que les joueurs sont plus intelligents que l’on ne leur en accorde le crédit », estime-t-il.

« Ils savent reconnaître les gens qui ne leur disent pas la vérité. Ils sont capables de faire la distinction entre un être authentique et un fumiste. »