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Un Québécois courtisé par la NBA et 30 universités américaines

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Après les Olivier Hanlan, Chris Boucher et Luguentz Dort, Karim Mané pourrait bien être le prochain Québécois à accéder à la NBA. 

«Je coache depuis 42 ans, 32 ans ici, au Collège Vanier, et je n’ai presque jamais vu de développement comme ça. Le mot que j’utilise pour expliquer son cheminement, c’est exponentiel.» 

Voici comment Andy Hertzog, entraîneur-chef de l’équipe masculine de basketball du Collège Vanier, décrit son joueur de troisième année qui a déjà été approché par plus de 30 universités américaines ainsi que huit équipes de la NBA. Les 76ers de Philadelphie, les Raptors de Toronto, les Spurs de San Antonio et les Timberwolves du Minnesota feraient partie du lot. 

En vertu de ses 19 ans et de son statut de joueur international canadien, le meneur, qui est considéré comme l’un des plus beaux espoirs en Amérique du Nord, serait admissible au repêchage de 2020 de la NBA. 

«C’est un meneur de 6 pi 5 po et demi, avec un wingspan de 7 pieds qui est explosif comme vous ne l’avez jamais vu», ajoute l’entraîneur des Cheetahs de Vanier (Division 1). «Il peut battre n’importe qui avec son drible.» 

Avant d’arriver du Sénégal à l’âge de 7 ans, Karim ne jouait pas au basketball. Ancien joueur de soccer, c’est à Longueuil, dans le gymnase de l’école secondaire Gérard-Filion, que tout a commencé, alors qu’il avait 12 ans. 

«Le basket est arrivé tard dans ma vie, mais dès que j’ai touché à un ballon de basketball, je suis tombé en amour avec ce sport», lance l’athlète de Saint-Hubert. 

Érik Baril, responsable de la concentration de basketball à l’École Gérard-Filion (Division 2), avoue ne jamais avoir vu un tel phénomène auparavant. 

«Karim réussissait à l’école avec des notes de 90%, a-t-il indiqué. Il passait autant de temps à étudier qu’à faire son basketball. Il avait compris le message qu’on leur lance à l’école.» 

Un passage dans le réseau civil avant le CÉGEP 

Avant de se joindre au Collège Vanier, Mané a pris part à une saison complète avec Pagé Basketball, un programme civil qui a notamment développé l’ex-joueur de la NBA Samuel Dalembert. Il aurait pu s’exiler aux États-Unis ou en Ontario après le secondaire, mais a préféré faire son stage collégial au Québec. 

«Mon père m’a toujours dit: “Peu importe d’où tu commences, tu vas tout faire pour l’avoir”, a ajouté Mané. Ça ne me dérangeait pas de rester au Québec, je savais que si je travaillais fort, j’allais pouvoir saisir une opportunité. C’est ça qui est arrivé.» 

Joueur par excellence du réseau collégial la saison dernière et membre de l’équipe nationale des moins de 19 ans en 2019, le jeune prodige semble inarrêtable. La saison dernière, il a permis aux Cheetahs de remporter le titre provincial en vertu d’une fiche parfaite de 16-0. 

Mané a également été le meilleur marqueur de son équipe avec 15,4 points et une moyenne de 6,9 rebonds par match.