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Il voyage aux quatre coins du monde grâce à son tambour

Daniel Dagenais
Photo PIerre-Paul Poulin Daniel Dagenais met son talent de musicien au service du corps de cornemuses du régiment des Black Watch et du Black Watch Association Pipes and Drums of Montreal.

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Retraité à 58 ans après avoir travaillé près de 30 ans chez Pratt & Whitney, Daniel Dagenais a désormais tout le temps de s’adonner à sa passion : jouer dans un ensemble musical corps de cornemuses. Une activité qui lui permet aussi de voyager et de faire de surprenantes rencontres...

Ayant quitté le marché du travail il y a 10 ans, Daniel Dagenais estime qu’il a toute une chance d’avoir une merveilleuse retraite.

« C’est comme une deuxième carrière, plus proche de mes rêves. Je suis trop vieux pour des objectifs trop grands, mais ce que je fais comble mes aspirations », dit-il.

M. Dagenais a toujours aimé la musique. Jeune, il jouait déjà de la batterie et faisait partie de plusieurs fanfares et groupes, mais c’est lorsqu’il a découvert les Pipes & Drums, les cornemuses et tambours typiquement écossais, qu’il a eu la piqûre.

Technique impressionnante

« J’ai été très impressionné par cette technique et dès lors je me suis joint aux Black Watch », raconte-t-il. The Black Watch of Canada (Royal Highland Regiment) est un régiment d’infanterie de la première réserve de l’Armée canadienne, il s’agit du plus ancien régiment écossais au pays.

Ce ne sont pas les occasions de s’adonner à son art qui manquent : il défile lors des parades de la Saint Patrick et participe également à des compétitions internationales et divers événements.

Jouer devant le Prince Charles

« J’ai joué devant le Prince Charles et Camilla à Toronto, et lors de championnats de golf prestigieux comme la Coupe des présidents, dont une fois devant Tiger Woods », explique-t-il.

Cela lui donne aussi l’occasion de voyager : en Écosse bien sûr, notamment dans le cadre du fameux festival de fanfares militaires Royal Edinburgh Military Tattoo, mais aussi en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Italie, aux États-Unis et même aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996. « Mes baguettes de tambour me font voir du pays ! » se réjouit-il.

Jouer de son instrument est toutefois très exigeant physiquement, son instrument pesant 25 livres à lui seul. M. Dagenais dit faire régulièrement des exercices pour muscler ses bras et ses jambes.

Son arthrose l’inquiète aussi un peu, mais il ne se laisse pas freiner pour autant dans ses activités.

Et puisqu’il est important à ses yeux de redonner, il enseigne à l’école de cornemuses et tambours des Black Watch. Il a aussi pour projet de transposer la musique québécoise dans un corps de musique de Pipes and Drums. Une initiative originale et inédite !