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«Je ne réalise pas encore ce qui s’est passé!» - Nicolas Laframboise

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Nicolas Laframboise a été impérial, samedi, au Big Air de la Coupe du monde de surf des neiges de Modène, en Italie. Premier de sa vague de qualification, il a dominé la finale avec une récolte de 172,50 points pour ainsi remporter la première Coupe du monde de sa carrière.

«En ce moment, je ne réalise pas encore ce qui s’est passé!» s’est exclamé le jeune homme de 19 ans qui a devancé son compatriote Mark McMorris (168,00 points) et l’Américain Chris Corning (166,25 points) au classement final.

«Je suis fier de moi et je ne pouvais pas demander mieux.»

Pour Laframboise, cette première médaille d’or survient deux mois à peine après qu’il ait égalé sa meilleure marque personnelle en terminant quatrième à la Coupe du monde de Cardrona, en Nouvelle-Zélande.

D’ailleurs, aux dires du principal intéressé, ce résultat a joué un rôle-clé dans sa conquête de samedi. «Honnêtement, ma performance à la première Coupe du monde de la saison m’a donné beaucoup de confiance et je me sentais bien en arrivant à Modène. Je savais que je pouvais terminer sur le podium et je suis vraiment content du résultat.»

Le planchiste de Saint-Jean-sur-Richelieu croit également qu’une grande partie de ses succès doit être attribuée à ses nombreux entraînements qui, aujourd’hui, lui permettent de faire sa place parmi l’élite mondiale.

«Ça fait maintenant trois ou quatre ans que je m’entraîne sans relâche pour devenir toujours meilleur. J’observe beaucoup de changements positifs depuis le début de la saison et, pour moi, c’est vraiment satisfaisant de voir que mon travail paye!»

Rider sans pression

En plus de ses nombreux entraînements, Laframboise a acquis beaucoup d’expérience au cours des dernières saisons, ce qui l’aide à mieux gérer ses émotions lors des compétitions.

«Avec le temps, j’ai compris que j’étais à mon meilleur quand je n’ai pas de pression, alors j’évite de me créer des attentes et je me concentre pour réussir un saut à la fois.»

D’ailleurs, le Québécois dit ne pas avoir ressenti trop de nervosité lors de la finale, où il s’élançait à titre de favori. «Oui, j’avais terminé premier aux qualifications, mais, dans ma tête, je suis reparti à zéro pour la finale. J’étais confiant et ça m’a permis de réussir mes deux sauts et de remporter la médaille d’or», a-t-il conclu.

Blouin trébuche en finale

De son côté, Laurie Blouin s’est classée cinquième à l’issue de l’épreuve féminine. La planchiste de Stoneham-et-Tewksbury n’a pas été en mesure de bien atterrir ses trois sauts de la finale où les six meilleures athlètes des qualifications étaient réunies pour tenter de remporter les grands honneurs.

Blouin a obtenu 50,50 points lors de cette compétition qui a été remportée par la Japonaise Reira Iwabuchi (176,50 points). L’Albertaine Brooke Voigt (126,75 points) est montée sur la deuxième marche du podium, alors que l’Autrichienne Anne Gasser (109,75 points) a terminé troisième.

Dimanche, ce sera au tour des skieurs de fouler la piste italienne. Les Québécois Alex Beaulieu-Marchand, Philippe Langevin et Édouard Therriault seront de l’épreuve de Big Air.

Chez les femmes, Olivia Asselin, de Lévis, s’est classée huitième aux qualifications disputées vendredi. Elle a récolté 80,75 points et a du même coup raté le couperet des six meilleures retenues pour la finale par 2,75 points.