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La concentration du pouvoir chez Desjardins dénoncée

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Photo Martin Alarie Daniel Paillé, homme d'affaires et ex-politicien.

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Au moment où son PDG, Guy Cormier, annonce que le vol de données a touché l’ensemble des membres de Desjardins, l’ex-politicien Daniel Paillé remet en question son trop grand pouvoir au sein de l’institution.

« C’est un homme-orchestre. Qu’il soit le premier violon, d’accord, mais en même temps chef d’orchestre, pianiste et premier trombone, c’est trop », image Daniel Paillé, qui avait brigué la direction de Desjardins après le départ de Monique F. Leroux en 2016.

En gros, M. Paillé ne demande pas le départ de Guy Cormier, mais il pense que l’ampleur de la crise actuelle prouve qu’il faut un président du conseil totalement indépendant qui pourrait avoir la totalité des informations.

« La transparence, c’est de pouvoir dire tout à son patron. Or, son patron, c’est lui. Là, on a un problème d’éthique et de gouvernance », poursuit-il.

L’ex-chef du Bloc québécois (BQ) souligne que la coopérative VanCity de Colombie-Britannique est formée de neuf administrateurs indépendants de la direction alors que Desjardins compte 20 administrateurs sur 22 provenant de la coopérative.

Il rappelle qu’à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), le PDG Michael Sabia relève du président du conseil Robert Tessier et qu’à la Banque Nationale, le PDG, Louis Vachon, relève de Jean Houde, président du conseil.

Pas de cet avis

Vendredi, quand Le Journal a demandé au PDG Guy Cormier si cette nouvelle tuile qui s’abat sur l’institution venait fragiliser sa direction, il s’est montré sans équivoque.

« Je ne suis pas de cet avis-là parce que la nouvelle d’aujourd’hui s’annonce dans un contexte très différent du mois de juin », a répondu M. Cormier du tac au tac.

Selon lui, Desjardins a démontré qu’elle pouvait trouver des solutions, comme la protection Membre Desjardins le 15 juillet dernier.