/investigations/police
Navigation

Le PLQ aurait largué Violette Trépanier

Violette Trépanier
Photo d'archives Violette Trépanier

Coup d'oeil sur cet article

L’ex-directrice du financement du Parti libéral du Québec Violette Trépanier a affirmé à l’Unité permanente anticorruption qu’elle s’attendait à perdre le soutien de la formation politique si jamais elle était accusée.

À lire aussi : L’ex-PDG d’une agence de transports aurait favorisé deux entreprises

Le 10 janvier 2014, les enquêteurs ont rencontré Mme Trépanier chez elle, dans le cadre de l’enquête Mâchurer, pour obtenir des précisions sur une déclaration écrite qu’elle leur avait fournie la veille.

Le sergent-détective de la Sûreté du Québec (SQ) Michel Vadeboncoeur note qu’elle a parlé des avocats du Parti libéral du Québec (PLQ) qui l’ont accompagnée dans ses rencontres avec les policiers.

« Elle est consciente qu’ils représentent le PLQ et que si elle venait à être accusée, le PLQ et les avocats se dissocieraient d’elle », a noté le policier Vadeboncoeur.

DÉCALAGE

La veille, Mme Trépanier avait passé la journée au grand quartier général de la SQ. Le policier a noté que l’avocat qui était avec elle, François Daviault, semblait prendre ses distances de Mme Trépanier.

L’enquêteur a écrit que « Mme Trépanier ne désirait pas de publicité » autour de cette rencontre, mais que M. Daviault, à ses côtés, avait clairement indiqué qu’il reviendrait à la formation politique de décider si un communiqué serait publié à ce sujet. 

« Mon client, c’est le PLQ », avait alors pris la peine de préciser Me Daviault, selon le policier.