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L’«ovni» Franky intrigue l’Europe

L’humoriste participait au Festival Voo Rire de Liège.
Photo courtoisie, Gregory Navarra L’humoriste participait au Festival Voo Rire de Liège.

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Script-éditeur pour l’émission Roast Battle et auteur pour Prière de ne pas envoyer de fleurs, l’humoriste Franky, qui roule sa bosse depuis plus de 10 ans au Québec, intrigue l’Europe avec son personnage scénique particulier.

L’humoriste a cartonné devant 1300 personnes au Festival Voo Rire de Liège il y a quelques jours, alors qu’il participait à son premier gala d’humour télévisé en Europe, qui sera diffusé sur la chaîne belge C8. Il s’agissait pour lui d’un deuxième passage en Europe en quelques mois seulement, alors qu’il s’est produit à Paris en février dernier.

Son numéro a fait jaser sur les réseaux sociaux. «Pendant une semaine après ça, j’ai pris des selfies dans la rue avec des gens, racontait-il au bout du fil, depuis Paris, quelques jours après son passage à Liège. Non seulement les gens ont commencé à me reconnaître dans la rue, mais ensuite je jouais mon spectacle dans un petit théâtre qui s’appelait la Bouche-rit et ça s’est rempli».

Par la suite, il s’est rendu à Paris pour rencontrer des producteurs qui s’intéressaient à lui et a fait la tournée des petits plateaux parisiens. Déjà, lors de son passage en février, il sentait la curiosité qu’il suscitait dans le milieu.

«Il y a une explosion à Paris des petites scènes, un peu comme à Montréal. C’était une petite tournée pour tâter le pouls, et c’est vraiment positif jusqu’à maintenant».

Franky croit que c’est son personnage de scène unique, un introverti aux liners punchés et absurdes, qui suscite tant l’intérêt des Français.

«Je ne sais pas si c’est mon humour, la façon [dont] j’écris ou je parle, mais clairement, ils ont une fascination pour mon personnage. Je le vois dès que j’arrive sur scène. Je suis un ovni ici.»

«J’ai un débit lent, ajoute-t-il. Je pense que ça facilite les choses. Je ne suis pas une mitraillette à gags, alors c’est plus facile pour les Européens de comprendre».

Prêt à mettre du temps

Franky est conscient qu’il doit passer beaucoup de temps outre-mer pour y bâtir une carrière. Les humoristes québécois sont peu nombreux aujourd’hui à le faire. Est-il prêt à multiplier les longs allers-retours? «Oui, vraiment. Ce serait même un rêve», confie-t-il.

Il sera d’ailleurs de la programmation de la 5e édition du Festival d’humour de Paris, en février prochain.