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«Révolution»: des allures de professionnelle

Clara Oliver Berbardini
PHOTO COURTOISIE / OSA Clara Oliver Berbardini

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MONTRÉAL – Même si elle est encore danseuse chez les amateurs, Clara Oliver Berbardini a tout d’une professionnelle. Elle l’a démontré, lors de son face-à-face à «Révolution», dimanche soir, en battant le couple de ballroom, Maxime et Fijie.

Recalée aux préauditions, la saison dernière, Clara Oliver Bernardini a travaillé pour s’imposer et revenir plus forte que jamais.

Clara Oliver Berbardini
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Clara Oliver Berbardini

«C’était indispensable pour moi de présenter quelque chose de meilleur, cette année. J’ai modifié ma façon de m’entraîner pour aller chercher d’autres mouvements. Pour moi, participer à “Révolution”, c’est comme une récompense de tous les efforts que j’ai mis dans cette passion depuis l’âge de 12 ans.»

Elle a aussi suivi des stages en France, l’été dernier, afin de perfectionner son art.

Des styles opposés

Maxime et Fiji
PHOTO COURTOISIE / OSA
Maxime et Fiji

La jeune danseuse, qui a eu 18 ans il y a tout juste un mois, a avoué avoir d’abord été déstabilisée par le fait de se retrouver face à Maxime et Fijie.

«Nos styles sont très différents et je savais que leur numéro d’audition avait été endiablé. Ils sont aussi très connus dans leur domaine, et ce sont des professionnels comparés à moi. J’espérais quand même avoir le niveau pour pouvoir les affronter.»

Clara Oliver Berbardini
PHOTO COURTOISIE / OSA

Elle a donc relevé ses manches et a travaillé sans relâche pour monter un numéro incroyable, à la hauteur de son talent, tout en engageant le combat contre ses adversaires. «Je m’attendais à ce que Maxime et Fijie jouent le jeu du face-à-face et je m’étais préparée à répondre de la même façon. Je voulais montrer que j’étais compétitive et que je ne voulais pas perdre. Je voulais aussi utiliser toute la puissance que j’avais déjà démontré à la première étape, et je pense que ça a bien fonctionné.»

Cette attitude de battante a d’ailleurs été soulignée par les maîtres. «Clara, tu as attaqué et tu as tout déchiré», a lancé Jean-Marc Généreux, alors que Lydia avouait avoir sous-estimé la danseuse.

Moment «Révolution»

S’il n’était pas forcément époustouflant, Clara a conçu un mouvement «Révolution» qui se défend bien.

«C’est difficile quand on est en solo, et comme on est rendu à la seconde saison, il faut toujours essayer des choses qu’on n’a jamais vues. C’était un gros défi. J’ai quand même eu des bons commentaires et j’espère que mon moment “Révolution” était assez original pour me permettre de passer à la prochaine étape.»

Young Prodigy Crew, de 17 à 24 ans, Montréal

YPC
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YPC

Les sept gars de Young Prodigy Crew (YPC) étaient plutôt surpris de se retrouver face à Luka, d’autant plus qu’ils le connaissent très bien. «Personnellement je le considère comme mon petit frère, c’était donc un face-à-face affectueux et amical», a expliqué Émile Benazera.

Le groupe YPC a été formé par l’envie de faire un projet commun. «On ne se connaissait pas vraiment avant. Jimmy nous a rassemblés parce qu’on voulait s’entraîner ensemble. On a entendu parler de “Révolution” et on a décidé de tenter notre chance.»

Luka
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Luka

YPC est assuré de poursuivre la compétition, notamment parce que la troupe a rempli la mission que les maîtres lui avaient confiée, à savoir monter leur niveau d’un cran. «Il y a encore du travail à accomplir, même si on a reçu de bons commentaires, a indiqué Émile. On aurait pu aller plus loin au niveau de l’attaque. On n’a pas été agressif, mais c’est parce qu’on connaît trop bien Luka.»

Étonnement, le moment «Révolution» a été assez facile à trouver pour le groupe. «On l’a eu assez rapidement, a confirmé Yannick Moisan. On avait trouvé le moment “Révolution”, l’image qu’on voulait, mais il a fallu ensuite travailler fort physiquement et techniquement pour y arriver. Il y a quand même un niveau de difficultés et de complexité qu’il fallait surmonter.»

Kyô, 30 et 28 ans, Montréal

Kyo
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Kyo

Après une première performance intrigante, Laurie-Ann Lauzon et Danny De Matos, qui forment le duo Kyô, sont encore arrivés avec une proposition complètement éclatée. Leur univers déjanté a même fait dire à Lydia Bouchard qu’ils étaient «une étrangeté délicieuse.»

Laurie-Ann explique qu’ils ont créé leur numéro à partir de la chanson «Sail». «On est parti de l’idée du voilier pour arriver à Émile Nelligan et son poème “Le vaisseau d’or”, ce qui nous a fait aborder le thème de la folie, sans entrer dans les détails de la maladie mentale.»

Simon
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Simon

Ils ont aussi décidé d’intégrer Simon, leur concurrent, pour lui donner le rôle du méchant dans leur histoire. «On était dans un univers très gris, très cartésien, dans lequel tout le monde est habillé en gris, mais en gagnant sur leur ennemi, les deux vont pouvoir exposer leurs couleurs.»

Le serpent, qui apparaît durant leur moment «Révolution,» est tout aussi symbolique. «Notre union, qui donne vie au serpent, faisait notre force, a expliqué Danny De Matos. En même temps le serpent change de peau. Nous, on voulait aussi changer de couleur.»

Le duo souhaite, même si son moment «Révolution» est avant tout basé sur sa créativité, pouvoir poursuivre l’aventure. «Comme on est unique et étrange, les gens s’attendent à voir un moment “Révolution” qui nous ressemble. On a eu un peu de misère, mais on est allé directement dans le côté créatif et explosé. La position n’était pas nécessairement réussie, mais on espère que ce soit suffisant.»

Raphaël Gagnon, 23 ans, Montréal

Raphaël Gagnon
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Raphaël Gagnon

Ce face-à-face avait une impression de déjà-vu pour Raphaël et Émilie, puisque les deux avaient déjà été en compétition, la saison dernière, alors qu’ils dansaient en duo. Raphaël a misé sur sa créativité pour ce numéro en deux parties distinctes.

«J’ai essayé de me concentrer sur mes forces, tout en essayant des choses en dehors de ma zone de confort. Je voulais offrir deux genres de numéros. Mon costume m’a vraiment aidé à surprendre les maîtres. La première partie était plus en phase avec des mouvements avec lesquels je suis à l’aise. Dans la seconde partie, je voulais mettre le paquet et proposer différentes inspirations.»

Émilie
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Émilie

Raphaël a beaucoup travaillé son moment «Révolution» durant lequel il voulait donner l’illusion d’une boule disco. «J’ai véritablement pris un risque. C’était plus une image qu’un mouvement de danse. Ç'a été dur à travailler, mais je pense que le rendu était bien, même si l’atterrissage a été un peu rude.»

Le danseur est toutefois bien conscient que sa proposition pourrait ne pas passer à l’épreuve «Révolution». «J’ai un peu peur parce que ce ne sont pas tous les maîtres qui ont compris ma révolution, mais je croise les doigts.»

Les candidats qui ont réussi leur face-à-face:

- 5 Alive, de 15 à 18 ans, Trois-Rivières

- Young Prodigy Crew, de 17 à 24 ans, Montréal

- Clara Oliver Bernardini, 18 ans, Montréal

- Kyô, 30 et 28 ans, Montréal

- Muse, de 20 à 26 ans, Montréal

- Raphaël Gagnon, 23 ans, Montréal

- Alex et Alex, 26 et 29 ans, Montréal