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Des thérapies à base de champignons magiques?

Depressed woman sitting on a chair in dark room at home. Lonly , sad, emotion concept.
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Certaines pathologies ou dépendances seraient traitables par la consommation de drogues hallucinogènes, telles que les champignons magiques, le LSD ou encore la MDMA, estiment des scientifiques.  

De plus en plus de chercheurs se pencheraient sur la question, dont le Dr Joe Flanders, psychologue et professeur à l’Université McGill et fondateur de la clinique Mindspace.        

  • Écoutez l'entrevue du Dr Joe Flanders à l'émission Les Effrontées à QUB radio:        

  

Selon lui, la perception du grand public de ces drogues «n’est pas nécessairement la vérité». En entrevue à Qub radio lundi, il a affirmé que les champignons magiques, vus par la majorité des gens comme «dangereux», ne créent pas de dépendance et entraînent des résultats très concrets pour contrer les dépendances à l’alcool et à la nicotine. Toutefois, pour que ces traitements soient efficaces, ils doivent être encadrés par des professionnels de la santé, dans un «environnement sécuritaire».    

«[La substance] affecte le système de sérotonine, un neurotransmetteur dans le cerveau qui est impliqué dans la gestion de l’humeur», a expliqué le psychologue, assurant que plusieurs patients ayant expérimenté le traitement aux champignons magiques dans un contexte de recherche auraient arrêté de fumer depuis des années.    

Certaines substances hallucinogènes se montreraient par ailleurs efficaces pour contrer le stress post-traumatique, la dépression ou l’anxiété. Cependant, ces traitements avec des drogues ne sont pas légaux et ne sont testés que dans le cadre de projets de recherche, a précisé Dr Flanders.    

«Ces drogues viennent avec des risques. On peut toujours avoir un "badtrip"», a-t-il mis en garde, ajoutant qu’il est important d’éduquer la population et les professionnels sur l’utilisation de celles-ci. La pratique, pour qu’elle devienne accessible au grand public, doit être régularisée par les gouvernements ou par les ordres de psychologues, estime le spécialiste.

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