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Élèves retirés des cours d’éducation à la sexualité: «Je trouve que c’est aberrant» - Sophie Durocher

Élèves retirés des cours d’éducation à la sexualité: «Je trouve que c’est aberrant» - Sophie Durocher

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Pour l’animatrice de QUB radio et chroniqueuse au Journal Sophie Durocher, il est aberrant que des élèves québécois puissent être retirés des cours d’éducation à la sexualité pour des motifs religieux.  

  

«Je trouve que c’est aberrant, qu’une société égalitaire et progressiste comme le Québec permette, au nom de croyances, de soustraire des enfants à une éducation qui devrait être la même pour tout le monde.»   

«On est en train de dire à ces enfants-là que c’est correct de ne pas avoir la même éducation que les autres, parce que leurs parents pensent que l’homosexualité c’est quelque chose de vilain qui est proscrit par la religion», a-t-elle regretté lundi en direct sur QUB radio.   

«Pensez-y deux secondes, trouvez-vous que ça a du sens?»   

Le Journal nous apprenait lundi qu'une commission scolaire de l’Outaouais a accepté que près de 200 élèves soient soustraits à des contenus d’éducation à la sexualité, ce qui représente un peu plus de 80% des dérogations ayant été autorisées dans l’ensemble de la province.   

«Au nom de la religion, d’une croyance, on peut retirer des enfants pour qu’ils ne soient pas exposés à [...] l’homosexualité et les personnes transgenres. Ça, on a le droit de faire ça au Québec», a déploré Mme Durocher à On n’est pas obligé d’être d’accord, l’émission qu’elle anime à QUB radio.   

«Mais on ne peut pas, pour des raisons de principes qui nous appartiennent, retirer nos enfants d’un cours d’éthique et de culture religieuse», a-t-elle poursuivi.   

«Qu’est-ce qu’on envoie comme message aux enfants? La religion est toute puissante, la religion vous donne des passe-droits», a insisté l’animatrice.

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