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Xi exprime son « haut degré de confiance » envers la dirigeante de Hong Kong, après les violences

Xi exprime son « haut degré de confiance » envers la dirigeante de Hong Kong, après les violences
AFP

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Le président chinois Xi Jinping a fait part mardi de son « haut degré de confiance » envers l’impopulaire dirigeante de Hong Kong, Carrie Lam, qu’il a rencontrée à Shanghai alors que les violences se poursuivent dans l’ex-colonie britannique, selon la presse officielle. 

Le Parti communiste chinois avait annoncé la semaine dernière qu’il allait modifier le processus de désignation du chef de l’exécutif de Hong Kong. M. Xi a également appelé mardi à faire « des efforts efficaces » pour améliorer la vie de la population et dialoguer avec tous les secteurs de la société, selon l’agence de presse Chine nouvelle. 

« Lam a dirigé le gouvernement de la Région administrative spéciale [de Hong Kong] pour s’acquitter pleinement de ses tâches, pour s’efforcer de stabiliser la situation et améliorer le climat social, et elle a beaucoup travaillé », a dit le président chinois, selon l’agence officielle.« Xi a exprimé le haut degré de confiance du gouvernement central envers Lam et la pleine reconnaissance de son travail et de celui de son équipe dirigeante », a aussi écrit Chine nouvelle. Selon le même média, M. Xi a noté que « mettre fin à la violence et au chaos et restaurer l’ordre restent la tâche la plus importante pour Hong Kong actuellement ».

Hong Kong, un territoire semi-autonome, est secoué depuis cinq mois par des manifestations de militants dénonçant l’ingérence de Pékin et exigeant des réformes démocratiques.

Les manifestants demandent, entre autres, de pouvoir désigner au suffrage universel direct le chef de l’exécutif -- le plus haut dirigeant du territoire -- actuellement nommé par un collège de 1200 grands électeurs inféodé à Pékin.

Le Parti communiste chinois avait annoncé la semaine dernière qu’il allait modifier ce processus de désignation, sans préciser si « l’amélioration » prévue irait dans le sens plus démocratique exigé par les contestataires, mais en avertissant qu’il ne tolérerait « aucune activité » de nature à diviser le pays ou à menacer la sécurité nationale.

En vertu de sa « Loi fondamentale », l’ancienne colonie britannique rendue à Pékin en 1997 jouit d’une grande autonomie et de libertés inconnues en Chine continentale : liberté d’expression et de manifestation et justice indépendante.