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Femme immolée: des «mesures» ont été prises contre les policiers avec l’extincteur

La police de Québec tait les conclusions de son enquête

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Capture d’écran d’archives, TVA nouvelles Le 11 août, l’accusé Frej Haj Messaoud sortait de la centrale Victoria en compagnie de deux policiers dont l’un tenait un extincteur. La police de Québec avait ensuite reconnu que « la scène pouvait laisser croire qu’il s’agissait d’une mauvaise blague », mais avait insisté pour dire qu’il était « prématuré d’en tirer des conclusions immédiates ».

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La police de Québec soutient avoir pris les «mesures appropriées» à l’endroit des policiers qui ont escorté avec un extincteur l’homme accusé d’avoir tenté d’immoler par le feu son ex-conjointe, l’été dernier, mais elle refuse cependant de dévoiler les conclusions de son enquête.

Le 11 août, les images montrant l’accusé Frej Haj Messaoud sortir du poste de police de la centrale Victoria avaient suscité de nombreuses réactions en raison des agissements des deux policiers qui l’accompagnaient.

On pouvait voir un policier tenant un extincteur et son collègue étouffer un rire pendant que le prévenu était escorté vers un fourgon sur une distance d’à peine quelques mètres. Certains commentateurs n’avaient pas hésité à mettre en doute leur professionnalisme.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) avait annoncé le lendemain l’ouverture d’une enquête interne pour comprendre ces gestes, disant prendre l’affaire «au sérieux».

Le corps policier a confirmé au Journal, hier, que son enquête à ce sujet était terminée. «Afin de maintenir de hauts standards de professionnalisme et d’éthique, le SPVQ a pris les mesures appropriées envers les employés concernés», a assuré le porte-parole, Étienne Doyon, sans apporter plus de précisions.

Même s’il a rendu publique la tenue de son enquête il y a trois mois, le SPVQ «ne commentera pas davantage le résultat de l’enquête interne». Les dossiers des employés sont confidentiels et protégés par la loi, soutient le SPVQ.

Théories

Ainsi, le SPVQ ne se prononce pas sur les théories qui avaient circulé au sujet des deux agents impliqués.

L’une d’elles voulait que la présence de l’extincteur était justifiée parce que le suspect présentait un risque d’incendie, puisqu’il aurait pu avoir de l’essence sur lui. Une autre explication, relayée par la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec (FPPVQ), mentionnait que les deux syndiqués «ne pouvaient ignorer la possibilité que des gens se soient rassemblés pour faire subir à l’accusé le même sort qui a été réservé à son ex-conjointe» et que l’extincteur servait donc à la protection du prévenu.