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Dieu n’est pas ministre de l’Éducation

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 Ainsi, 200 élèves qui fréquentent les écoles d’une commission scolaire de l’Outaouais ont été exemptés du cours d’éducation à la sexualité.  

 Selon Ibrahim Sballil, président de Parents engagés de l’Outaouais (un organisme composé « essentiellement de parents musulmans »), c’est grâce à son association si autant d’enfants de la région ont pu obtenir cet accommodement. 

 MANIFS EN ONTARIO 

 Êtes-vous surpris ? 

 Pas moi. 

 En 2015, quand l’Ontario a décidé d’inclure un cours d’éducation sexuelle dans le cursus scolaire, des milliers de parents – musulmans pour la plupart – ont organisé des manifestations pour protester contre ce cours sous prétexte qu’on y parlait d’homosexualité, de transidentité et de masturbation, trois sujets qui « ne faisaient pas partie de leurs valeurs ». 

 « Ils veulent faire la promotion des lesbiennes, des homosexuels, des bisexuels et des transgenres », avait lancé au Toronto Star Abdul Azeem, président du comité de parents de l’école de Thorncliffe Park. 

 Regroupant la plus forte proportion d’élèves musulmans de Toronto, cette école élémentaire publique était le château fort de la lutte contre le cours de sexualité. 

 Lors des manifs qui y étaient régulièrement organisées, on pouvait voir de nombreuses fillettes de sept ou huit ans portant le voile. 

 Ce n’est pas islamophobe de dire ça. C’est la réalité. 

 Quand des catholiques manifestent contre l’avortement, on souligne le fait qu’ils sont catholiques, non ? On ne le cache pas et on ne se gêne pas pour les critiquer ! 

 Regardez le traitement qu’on a réservé à Andrew Scheer... 

 Alors je ne vois pas pourquoi on n’aurait pas le droit de dire que ce sont surtout des parents musulmans qui ont lutté contre le cours d’éducation à la sexualité en Ontario... 

 C’est un fait ! 

 Pourquoi la gauche n’éprouve aucun problème à condamner la misogynie et l’homophobie de la religion catholique, mais marche sur des œufs et met des gants blancs jusqu’aux coudes quand vient le temps de condamner la misogynie et l’homophobie de l’islam ? 

 Deux poids, deux mesures, c’est ça ? 

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 UNE VERSION « ALLÉGÉE » 

 Savez-vous ce que le gouvernement ontarien a fait pour calmer les parents musulmans qui ne voulaient rien savoir de ce cours ? 

 Ils ont mis de l’eau dans leur vin et les ont accommodés. 

 Leurs enfants ont eu droit à une version « allégée » du cours. 

 « Nous encourageons les enseignants à employer différentes approches pour s’assurer que les écoles soient plus inclusives », a dit la ministre de l’Éducation. 

 En d’autres mots : s’il faut modifier le cours pour s’assurer que les parents de telle ou telle confession ne retirent pas leurs enfants de la classe, on le modifiera. 

 C’est quoi, la suite ? On n’enseignera plus la théorie de l’évolution dans les cours de sciences pour ne pas choquer les croyants ? 

 UNE POSITION FERME 

 Le ministre Roberge doit être clair : aucun accommodement ne sera consenti aux élèves des cours de sexualité sur la base de la religion. 

 Aucun. 

 Que vous priiez Jésus, Bouddha, Allah, Yahvé ou Badaboum. 

 Seuls les enfants qui risquent d’être traumatisés par le contenu du cours (parce qu’ils ont déjà été victimes d’agression, par exemple) pourront être exemptés. 

 Si on ne peut pas retirer nos enfants du cours d’Éthique et culture religieuse, je ne vois pas pourquoi on pourrait les retirer du cours d’initiation à la sexualité...

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