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Quelques appuis pour la formation continue des enseignants

Les directeurs d’école pourraient aussi y être soumis en plus d’en être responsables

Pierre Reid, directeur général des élections du Québec (DGEQ)
Photo d'archives Pierre Reid, directeur général des élections du Québec (DGEQ)

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Un regroupement de directions d’école propose que ses membres soient responsables d’appliquer la formation continue des enseignants, décriée par leurs syndicats.

L’Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE) sera en commission parlementaire mercredi dans le cadre des consultations sur l’abolition des commissions scolaires, proposée par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. 

En plus de transformer celles-ci en centres de services et d’abolir les élections scolaires, le projet de loi prévoit déjà, pour les enseignants, l’obligation de suivre une formation continue. Cette mesure a été reçue comme une insulte par leurs syndicats. 

De son côté, l’AQPDE proposera plutôt que les directeurs d’école soient aussi soumis à une telle obligation. 

« Le travail change avec les années, les élèves n’apprennent pas de la même façon, les techniques de gestion changent. Alors, on comprend mal que les gens se rebutent à ne pas vouloir de la formation », dit son président, Carl Ouellet, en entrevue.

Mais son organisme propose du même souffle que les directions d’école en soient responsables. 

« Dans un contexte où l’école doit s’améliorer sans cesse, il est normal que le directeur d’école soit responsable de préciser les besoins et d’organiser des activités de perfectionnement et de formation continue », écrit l’AQPDE dans son mémoire. Le tout, dit M. Ouellet, doit se faire en collégialité avec les enseignants. 

Par ailleurs mardi, la commission parlementaire a entendu le directeur général des élections du Québec, qui s’est dit inquiet pour la démocratie scolaire dans la réforme Roberge. 

Plutôt que d’être élus au suffrage universel, les administrateurs qui remplaceront les commissaires seront désormais élus par des parents et élèves qui siègent déjà aux conseils d’établissement des écoles.  

Critères restreignants  

« Je suis d’avis que la Loi sur les élections scolaires doit être maintenue, tant pour les milieux anglophones que pour les milieux francophones », a plaidé Pierre Reid. 

De plus, la réforme prévoit que les quatre administrateurs représentant la communauté devront soit détenir une expertise en matière de gouvernance ou financière, soit provenir d’un organisme communautaire. Ces critères « restreignent la possibilité de se porter candidat », déplore M. Reid.