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Sainte-Marthe-sur-le-Lac: «ça prend un peu plus de compassion dans ce dossier-là»

Geneviève Guilbault
Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD Geneviève Guilbault

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MONTRÉAL – De retour de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, la députée libérale Marie-Claude Nichols a asséné de lourdes critiques à l’endroit de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, qu’elle accuse de manquer de compassion pour les sinistrés. 

Appelée à commenter les récentes annonces du gouvernement Legault en ce qui concerne l’aide aux victimes des inondations printanières, la députée de Vaudreuil, qui est aussi porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, a soutenu que la visite récente de Mme Guilbault dans la région n’était rien de plus qu’une opération de «relations publiques». 

«Qu’est-ce qu’elle nous a appris de plus? Absolument rien. Elle a fait un point de presse dans un centre communautaire. Elle n’est même pas allée sur le terrain, elle n’est même pas allée rencontrer les gens. Elle les a croisés, c’est tout. Ça prend un peu plus de compassion dans ce dossier-là», a soutenu la politicienne au micro d’Antoine Robitaille, mardi, à QUB radio.  

  • ÉCOUTEZ lentrevue de Marie-Claude Nichols à QUB radio:   

À ses yeux, le gouvernement aurait certes agi promptement et «envoyé des chèques rapidement», mais aurait par la suite abandonné les sinistrés de Sainte-Marthe-sur-le-Lac à leur sort. 

«Maintenant, il n’y a plus rien qui se passe», a soutenu la libérale à l’émission Là-haut sur la colline

En ce sens, Mme Nichols appelle désormais le premier ministre François Legault à visiter la municipalité pour qu’il constate par lui-même la détresse des sinistrés. 

«Quand il va y aller, il ne pourra pas rester insensible. [...] Ça va venir le chercher, et il va vouloir les aider, ces gens-là. Donc, ma façon de contribuer, c’est d’amener le premier ministre pour qu’il voie ce qu’il se passe, pour qu’il soit sensibilisé par les sinistrés», a-t-elle fait valoir. 

«L’eau s’est retirée, les caméras sont parties, mais, eux, ils vivent encore de la grosse misère et de la grosse détresse humaine», a ajouté Marie-Claude Nichols. 

«J’ai le cœur à l’envers quand j’en parle» 

À un niveau plus personnel, l’élue a raconté avoir été profondément émue par la situation des sinistrés sur le terrain, plus de six mois après les inondations du printemps dernier. 

«La cause me touche tellement que, la fin de semaine, je me demande qu’est-ce que je peux faire pour les aider, qu’est-ce que je peux faire de plus pour eux. Je me sens vraiment impuissante. Je suis à veille d’aller consulter pour ce dossier-là. [...] Quand on va sur le terrain, c’est impossible de rester insensible au décor. Sérieusement, ça a l’air d’une zone de guerre», a-t-elle confié. 

Selon elle, les conséquences vécues aujourd’hui par une partie de la population de Sainte-Marthe-sur-le-Lac ne seraient pas sans rappeler celles qui avaient découlé de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic en 2013. 

«Il n’y en a pas eu, de victimes, le 27 avril. Il n’y a pas eu de décès, mais les contrecoups, il y en a. [...] La détresse humaine, elle est palpable. J’ai le cœur à l’envers quand j’en parle», a indiqué Mme Nichols.

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