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Un combat déterminant pour Sébastien Bouchard

Sébastien Bouchard poursuit sa préparation en vue de son important combat du 23 novembre dans les locaux du club Empire en compagnie de son entraîneur François Duguay.
Photo Stevens LeBlanc Sébastien Bouchard poursuit sa préparation en vue de son important combat du 23 novembre dans les locaux du club Empire en compagnie de son entraîneur François Duguay.

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Sébastien Bouchard le sait, son promoteur encore plus. Le combat du 23 novembre que le boxeur s’apprête à livrer dans le ring du Centre Vidéotron sera crucial pour la suite de sa carrière et la défaite «n’est pas une option».   

À sa première sortie entre les câbles en près d’un an, Bouchard (18-1, 8 K.-O.) tentera d’obtenir la ceinture IBF nord-américaine des mi-moyens en se frottant au Montréalais Ayaz Hussain (13-1, 10 K.-O.) dans un duel de 10 rounds.  

Ralenti par des déchirures du biceps et de la coiffe du rotateur au cours des deux dernières années, le pugiliste de Baie-Saint-Paul est prêt à passer à la vitesse supérieure. Une victoire lui permettrait de se hisser parmi le top-15 mondial de sa catégorie pour l’IBF.  

«Je me bats contre le temps aussi, je vieillis et il faut se placer dans les rangs mondiaux. Je pense que le 23, on va être 15e au monde. Il faut un peu la charrue devant les bœufs et il faut que ça déboule, intelligemment, mais il faut que ça déboule, a lancé le boxeur de 32 ans en marge d’une séance d’entraînement publique dans ses quartiers du club Empire, à Sainte-Foy.  

Impacts importants  

«Tant que tu n’as de ceinture autour de la taille, même une ceinture canadienne, au niveau international, ce n’est pas vraiment bien vu. Tu n’as pas de référence. Un coup que tu l’as, c’est plus facile d’avoir de bons combats intéressants.  

Généralement de nature calme, Bouchard ressent d’ailleurs une fébrilité singulière à une quinzaine de jours de l’affrontement contre l’ancien champion canadien amateur en raison de son importance.  

«Je ne suis pas un gars nerveux, mais je n’ai pas le choix d’avouer que j’y pense un peu plus. Pas à cause de l’adversaire, mais à cause des enjeux [...] Il y a beaucoup de choses en jeu et c’est plus ça qui me rend nerveux», a avoué celui dont le contrat avec Groupe Yvon Michel (GYM) viendra à échéance en février. En plus d’une date en tête en mars pour Bouchard advenant une victoire, le promoteur aimerait organiser une série d’événements dans une salle de Québec en 2020.    

Long combat  

Si Bouchard a remporté ses trois derniers duels par knock-out, le principal intéressé s’attend à une véritable guerre de tranchées en sous-carte du gala mettant en vedette la championne du monde Marie-Ève Dicaire. Invaincue en 16 sorties, la Québécoise défendra son titre IBF pour la troisième fois de sa carrière lors de cette soirée qui pourra accueillir jusqu’à 5000 spectateurs au Centre Vidéotron.  

À l’instar du protégé de François Duguay, Hussain n’a pas mis les gants depuis un bout de temps. Son dernier combat remonte à juin 2017.    

«Ma force, c’est mon intelligence dans le ring et la force, alors la rouille va se chasser pendant le combat et on va s’ajuster», a répondu Bouchard.  

Par ailleurs, le Trifluvien Mikael Zewski (33-1, 22 K.-O.) se mesurera au Mexicain Alejandro Davila (19-0, 7 K.-O.) plutôt qu’à l’Américain Brad Solomon pour la défense de sa ceinture NABO des mi-moyens. Les avocats de GYM craignaient que Solomon soit refoulé aux douanes en raison de ses antécédents judiciaires.  

Blessée à l'épaule, la championne WBA des super-mi-moyens, la Costaricaine Hanna Gabriels, a dû renoncer à se battre en sous-carte. Yvon Michel et Lou DiBella, le promoteur de Gabriels, avaient initialement convenu que leurs protégées s'affronteraient en unification si chacune d'elles l'emportait. Le projet devra donc être repoussé.