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Une famille algérienne devra plier bagage

GEN - LA FAMILLE ALEM
Photo MARTIN ALARIE Lina Azzoug en compagnie de son conjoint Aguelid Alem et leurs trois enfants, Kamil, Dhalia et Massyl. 

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Le gouvernement Legault a fait volte-face mercredi matin en accordant un droit acquis aux étudiants et travailleurs internationaux qui sont déjà au Québec. La famille algérienne ne sera donc plus visée par les changements dans le Programme d’expérience québécoise (PEQ) en immigration et le dossier de Mme Azzoug n'aura pas à satisfaire aux nouveaux critères.

« Je suis venue ici parce que ma famille pouvait m’accompagner, qu’il y avait des perspectives de pouvoir s’établir ici et une fois que je suis là, ça change. C’est comme si je me mariais avec quelqu’un et que ce n’était pas la personne que j’ai connue une fois que c’est fait », s’indigne Lina Azzoug, qui s’est installée avec son mari et leurs trois enfants de 8, 5 et 3 ans l’an dernier.

Même s’ils avaient de bons emplois en Algérie, Mme Azzoug et son mari ont décidé de tout laisser derrière eux pour offrir une meilleure vie à leur famille.

À la maîtrise

Elle est en train de compléter une maîtrise en administration des affaires et occupe un poste d’analyste de performance dans une agence de création de produits numériques.

Son mari s’est quant à lui trouvé un emploi de conseiller en développement des affaires.

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La maîtrise de Mme Azzoug faisait partie du programme lorsqu’elle a déménagé avec les siens, mais elle a disparu de la nouvelle liste d’emplois en demande établie par la Coalition avenir Québec. Pourtant, le baccalauréat dans le même domaine y est toujours.

100 000 $

Le couple a dépensé plus de 100 000 $ pour la formation de Mme Azzoug et l’installation de la petite famille au Québec.

« Ma fille est en deuxième année du primaire, elle s’est très vite intégrée, elle parlait déjà très bien français. Mes deux garçons vont à la garderie, ils ont des amis. On côtoie des Québécois et des gens d’autres origines, je me sens parfaitement intégrée », insiste-t-elle.