/news/health
Navigation

Donneur latino-américain recherché pour sauver une mère de famille

Donneur latino-américain recherché pour sauver une mère de famille
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – «Aujourd’hui, c’est Jessica, mais demain, ça pourrait être vous, votre mère, un de vos enfants».  

C’est le message que les proches de Jessica Soto-Fernandez lancent à la population: un ultime cri du cœur pour sauver la mère de famille de 50 ans atteinte d’un cancer de type Lymphome T.  

La Québécoise d’origine chilienne, installée à Montréal depuis 30 ans, doit recevoir une greffe de cellules souches d’un donneur compatible latino-américain si elle souhaite gagner son combat contre la maladie.  

Le problème, c’est que les banques de donneurs de cellules souches manquent cruellement de donneurs latino-américains.  

«Le temps presse. Malheureusement, il n’y a pas de personne compatible dans les banques de cellules souches d’Héma-Québec et de la banque internationale. La famille et les proches de Jessica, déjà testés, ne sont pas compatibles non plus», explique-t-on dans un communiqué.  

Après son prochain traitement de chimiothérapie, Mme Soto-Fernandez recevra une greffe de ses propres cellules souches, mais cela ne sera pas suffisant.  

«Il lui faut aussi maintenant absolument recevoir des cellules souches d’un donneur ou donatrice autre qu’elle-même. Sans cette greffe de cellules souches, elle ne pourra pas guérir», a expliqué Bertrand Gagné, le patron de la Chilienne.  

«Et ça presse», a ajouté M. Gagné, en entrevue avec TVANouvelles.ca.  

L’ami de longue date de Jessica Soto-Fernandez a mis en place une petite équipe pour appuyer son employée, mais aussi pour conscientiser les Québécois aux besoins criants des banques de cellules souches.  

«Une femme centrée sur les autres»  

Très impliquée dans sa communauté, la mère de trois enfants a reçu son diagnostic en juin dernier. Une véritable bombe pour la maman de trois enfants, âgés de 17 ans, 25 ans et 30 ans, qui a dû être hospitalisée tout l’été pour ses traitements de chimiothérapie.  

Avec son travail, Jessica Soto-Fernandez aide les personnes itinérantes qui ont un problème de santé mentale à retourner vivre en logement.  

«C’est une femme centrée sur l’aide et le bien-être qu’elle veut apporter aux autres», soutiennent ses proches.  

«Jessica a le seul grand rêve fou de continuer de vivre avec sa famille, son mari, ses enfants, ses amis et de continuer de s’impliquer à fond dans son travail qu’elle adore», a confié l’ami de Mme Soto-Fernandez.  

Pour sauver la Chilienne, mais aussi tous les Latino-Américains d’origine qui pourraient avoir besoin d’une greffe de cellules souches pour vivre, l’entourage de Jessica Soto-Fernandez lance un cri du cœur.  

«Il y a urgence. Nous faisons un appel à tous, un appel de solidarité à la communauté latino-américaine pour que vous vous inscriviez sur la liste des donneurs potentiels d’Héma-Québec», a-t-on insisté dans le communiqué.  

Comment savoir si vous êtes compatible avec Jessica Soto-Fernandez?   

  • Vous devez avoir entre 18 et 35 ans  
  • Vous devez être d’origine latino-américaine  
  • Vous devez vous inscrire sur le site d’Héma-Québec pour recevoir une trousse de prélèvement buccal  
  • Grâce à cette trousse, vous pourrez effectuer un frottis buccal, qui déterminera si vous êtes un donneur potentiel de cellules souches compatibles avec Jessica Soto-Fernandez  
  • Vos échantillons seront analysés en laboratoire et vous serez contacté si vous êtes compatible  
  • Consultez le site web d'Héma-Québec pour tous les détails    

Une histoire qui rappelle celle de Mai Duong  

L’histoire de Jessica Soto-Fernandez n’est pas sans rappeler celle de Mai Duong. La femme d’origine vietnamienne, aujourd’hui survivante de la leucémie, avait eu d’énormes difficultés à trouver un donneur de cellules souches compatibles.  

L’an dernier, Mme Duong a lancé une fondation, Swab the World, qui tente de recruter un million de donneurs ethniques à travers le monde.  

«On se sent complètement désemparé parce qu’on se dit: "c’est la fin de mon monde. Non seulement j’ai le cancer, mais il y a peut-être un donneur parfaitement compatible quelque part dans le monde, mon jumeau cosmique, mais je n’arrive pas à le trouver''. Donc, on se sent extrêmement seul», avait confié, il y a un an, la survivante.  

Pour avoir plus d'informations sur «Swab the World», consultez leur site web.