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Festival Zéro Déchet: le changement par l’exemple

Festival Zéro Déchet: le changement par l’exemple
PHOTO AGENCE QMI, AGENCE QMI

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MONTRÉAL – Le Festival Zéro Déchet, présenté de vendredi à dimanche au Marché Bonsecours, à Montréal, souhaite démocratiser encore davantage le mode de vie zéro déchet et ainsi tenter d’inspirer les adeptes comme le grand public.

«Aujourd’hui, le mouvement est vraiment dans une vague qui progresse, a dit Laure Mabileau, coordonnatrice de l’événement. Face à l’urgence climatique, on voit de plus en plus de mobilisation en environnement, mais la mobilisation, ça passe aussi par la question: "qu’est-ce que personnellement je peux faire?", et souvent la réponse à ça, c’est le zéro déchet.»

Parfois présenté comme un mode de vie difficile à maintenir et exigeant au quotidien, le zéro déchet tend de plus en plus à gagner en popularité et à rejoindre des segments de la population autrefois plus réticents à s’engager dans ce genre d’initiative, selon l’organisation.

«Avant, le zéro déchet ça touchait ceux qui étaient déjà convaincus d’un point de vue environnemental qu’il fallait passer à l’action, mais en ce moment, on est vraiment en train de toucher les "enviro-sympathiques", les gens qui en ont entendu parler sans être nécessairement passés à l’action, et également le grand public, qui n’est pas forcément toujours alerte sur les enjeux environnementaux», a poursuivi Mme Mabileau, également cofondatrice du festival.

La force de ce mode de vie, selon la coordonnatrice, c'est que son efficacité passe notamment par l’exemple, souvent beaucoup plus efficace pour nourrir des discussions sur les questions environnementales que la confrontation directe.

«Juste en adoptant ce mode de vie, tu influences ton entourage proche, qui commence à réaliser que ce n’est pas si compliqué que ça, qu’il y a plein d’éléments faciles à intégrer dans un quotidien, a-t-elle expliqué. Et donc, ces gens-là, quelques mois ou quelques années plus tard, finissent souvent par devenir zéro déchet eux aussi.»

Appartement modèle

Plusieurs activités et ateliers sont prévus tout au long des trois jours du festival. Des conférences sur les mythes entourant le zéro déchet comme sur le rôle des municipalités dans la lutte aux changements climatiques, en passant par un lancement de livre sur la vie sans plastique, tout est mis en place pour ouvrir des pistes de réflexion sur les façons de réduire son empreinte environnementale.

Événement phare de la fin de semaine, l’appartement zéro déchet souhaite démontrer à quel point il peut être facile de diminuer la quantité de déchets produits à la maison.

«L’appartement zéro déchet, c’est un espace muséographique qui ressemble d’une certaine manière à un magasin d’ameublement dans lequel on entre, on ouvre les placards, on regarde ce qu’il y a à l’intérieur, etc., a dit Laure Mabileau. Par exemple, on aura deux étagères avec deux épiceries, identiques l’une à l’autre, mais dont une a été réalisée de façon conventionnelle et l’autre de façon zéro déchet, avec l’équivalent des déchets associés à chacune entassés en dessous. C’est frappant parce que ça démontre bien qu’en une seule épicerie, on peut faire une réelle différence.»

Les détails de la programmation sont disponibles sur le site www.festivalzerodechet.ca.