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Kotkaniemi du voyage

Entraînement Canadiens
Photo PIerre-Paul Poulin Jesperi Kotkaniemi accompagne ses coéquipiers à Philadelphie, mais il n’est pas certain qu’il jouera jeudi.

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Jesperi Kotkaniemi portait un chandail marron à quelques heures du départ du Canadien pour Philadelphie, mercredi. C’est la couleur du quatrième trio. Mais ça ne symbolise pas nécessairement un retour contre les Flyers jeudi puisque le vétéran Nate Thompson a profité d’une journée de thérapie plutôt que de s’entraîner avec ses coéquipiers. 

Kotkaniemi a rencontré les médias à sa sortie de la glace. Le Finlandais n’a toutefois dévoilé aucun secret sur sa blessure à l’aine, se contentant de réponses expéditives. 

« Je me sentais bien sur la glace, a dit le troisième choix au total au repêchage de 2018. Pour ma part, je serais prêt à jouer. »

Même si le jeune centre de 19 ans souhaiterait revenir au jeu contre la bande à Alain Vigneault et à Michel Therrien, ce n’est pas lui qui décidera de son sort. 

Claude Julien, qui avait encore placé Ryan Poehling au centre de la troisième unité aux côtés d’Artturi Lehkonen et de Paul Byron, risque de se montrer patient avec Kotkaniemi. 

« Il va faire le voyage, ensuite on verra, a répondu Julien. C’était son premier entraînement avec l’équipe ce matin [mercredi]. On va voir comment il se sent en discutant avec les soigneurs pour savoir ce qu’ils ont à dire sur sa rééducation. On va prendre des décisions en conséquence. »

Pause salutaire ?

Auteur de seulement trois points (2 buts, 1 passe) à ses 12 premiers matchs cette saison, Kotkaniemi a aggravé sa blessure à l’aine lors de sa dernière rencontre face aux Coyotes en Arizona, il y a huit jours. Questionné à savoir s’il traînait cette blessure depuis longtemps, il est resté assez vague. 

« Ah... Pas trop longtemps, a-t-il répliqué après une petite hésitation. Ça faisait un certain temps, mais c’est devenu un peu pire face aux Coyotes. Mais maintenant, je me sens mieux. »

Kotkaniemi espère que cette pause de quelques matchs lui permettra de recharger ses batteries après un très lent départ. 

« Je crois que la pause sera bonne pour moi, a-t-il mentionné. J’ai profité d’un peu de repos. Je me sens reposé et je suis prêt à jouer. »

Il y a aussi l’arrivée de Poehling dans le décor qui l’incitera à se réveiller. 

Julien indécis pour ses duos

Dans le gain de 5 à 4 contre les Bruins, Julien a reçu beaucoup de crédit pour la gestion de son banc. Il a eu le flair de modifier ses duos à la ligne bleue afin de contenir le meilleur trio de la LNH, celui de Patrice Bergeron, Brad Marchand et David Pastrnak. 

Julien a fait confiance à Ben Chiarot pour jouer à la gauche de Shea Weber. Les deux colosses ont réalisé tout un travail face aux Bruins. Avant de sauter dans l’avion nolisé en direction de la Pennsylvanie, Julien a reparlé de l’évolution du jeu de Chiarot au cours des derniers jours. 

« C’est assez évident qu’il joue du meilleur hockey dernièrement. Il vient d’une équipe où c’était agressif, un système homme à homme. Le long des rampes, c’est une grosse équipe, donc ils lançaient les rondelles le long des rampes et s’assuraient que les attaquants fassent le travail. On joue différemment ici. C’était une petite adaptation et il s’adapte bien. Il joue bien dernièrement. »

Malgré le succès des duos Chiarot-Weber et Victor Mete-Jeff Petry, Julien reste ambivalent à l’idée de les utiliser sur une base permanente. 

« On va les revoir cette année, c’est sûr, a-t-il répliqué. Je ne peux pas dire quand. Je n’ai pas décidé les duos face aux Flyers. Quand tu regardes Ovechkin à Washington, c’est un gros trio pesant. Ce sont des choses que tu veux faire contre de gros trios comme ça. On a eu un bon exemple face aux Bruins sur ce que ça peut donner. Les deux gars, Weber et Chiarot, ont fait du bon travail. »