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Gaétan Barrette s’en prend au «boys club» de François Legault

Gaétan Barrette s’en prend au «boys club» de François Legault
Photo Simon Clark

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Accusé d’avoir tenu des propos réducteurs à l’endroit des politiciennes, Gaétan Barrette persiste et signe et affirme que le gouvernement Legault est contrôlé par une petite clique d’hommes. 

«Les grands dossiers de ce gouvernement sont portés par des ministres masculins. On ne peut pas contester ça. C’est une réalité», a-t-il lancé mercredi à l’entrée du caucus libéral.  

Au matin, le gouvernement Legault a demandé des excuses au député libéral, qui a tenu des propos qualifiés de «mononcles» et «barbares» à l’endroit de la vice-première ministre Geneviève Guilbault.  

«Je suis outré qu’en 2019, on s’attaque à la crédibilité des femmes et qu’on les discrédite en disant qu’elles sont là pour leurs apparences», a déploré la ministre de la Condition féminine Isabelle Charest . 

En entrevue avec Le Journal, le député libéral Gaétan Barrette a dénoncé la centralisation du pouvoir de l’État entre très peu de mains. «L’État, c’est François Legault, Simon Jolin-Barrette, Christian Dubé, Pierre Fitzgibbon, et peut-être un peu Geneviève Guilbault pour l’apparence. Pis [Jean-François] Roberge. Le reste, ils ne comptent pas. Toutes les décisions se prennent dans ceux que je viens de vous nommer, moins Guilbault. C’est tout. Le pouvoir, il est là. Comme dans une entreprise», a-t-il dit.  

Pour Isabelle Charest, l’analyse de Gaétan Barrette s’apparente à des «commentaires de mononcles». «J’ai trouvé ça désolant. De ramener sur la place publique que les femmes sont là pour leurs apparences et qu’elles ne servent à rien, ce sont des propos, misogyne serait un mot fort, mais disgracieux», a-t-elle dit. 

«On cherche des distractions. Je pense qu’il y a un “boys club” clair à la CAQ. Ce boys club se comporte en gars dans la cour d’école. Ça bulldoze», a lancé Gaétan Barrette. 

M. Barrette ne critique pas l’usage du «bulldozer». «Allez vite dans certains projets de loi compte tenu de la résistance institutionnalisée dans les réseaux, c’est un outil nécessaire», a-t-il dit. Il estime toutefois que la CAQ élimine tous les contrepouvoirs de façon accélérée. 

À son avis, la ministre Isabelle Charest a «étiré l’élastique» du féminisme «pas mal loin» avec son accusation, car la CAQ se cherche un «sideshow» pour faire oublier son insensibilité à l’endroit des étudiants étrangers pénalisés par sa réforme de l’immigration. 

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