/news/politics
Navigation

Soulagement chez des étudiants et travailleurs étrangers

Coup d'oeil sur cet article

Les étudiants et travailleurs étrangers ont poussé un soupir de soulagement en apprenant que le gouvernement leur accorderait un droit acquis dans le cadre de sa réforme de l’immigration, même s’ils jugent que la liste des domaines ciblés est incomplète ou erronée.

« C’est un soulagement énorme pour mon mari et moi. J’espère tout de même qu’il ne fera pas de nouvelles restrictions », a souligné Wejdene Guizani, étudiante tunisienne en psychopédagogie.

Le gouvernement Legault a été forcé de reculer sur la mise en place rétroactive des changements imposés au Programme de l’expérience québécoise (PEQ) devant le tollé provoqué par cette décision.

Liste à clarifier

Québec voulait que les personnes qui sont déjà installées dans la province grâce au programme soient tenues d’étudier dans des domaines qui sont demandés, pour obtenir leur résidence permanente.

Ils ont donc fait une liste des seules formations dorénavant acceptées.

Plusieurs étudiants et travailleurs veulent continuer à se mobiliser pour bonifier et clarifier le contenu de cette liste.

À titre d’exemple, la maîtrise en santé communautaire et épidémiologie est incluse, mais dans bien des universités, ce même programme est intitulé « santé publique ». Un changement d’appel­lation qui sème la confusion.

« Difficile à gérer »

 

« Ce que je comprends, c’est qu’au ministère de l’Immigration, ils ne comprennent pas que c’est seulement une dénomination différente. Pour eux, il faut que ce soit exactement le même terme pour entrer dans le programme », dénonce Pascal Simon, de la Polynésie française, qui a obtenu une maîtrise en santé publique et qui travaille maintenant dans le domaine de la santé.

Plusieurs sont aussi préoccupés par le fait que Québec a l’intention de modifier chaque année la liste des métiers acceptés au sein du programme.

« Si la liste change beaucoup, ce sera difficile à gérer », s’inquiète Pierre Cossette, président du Bureau de coopération interuniversitaire et recteur de l’Université de Sherbrooke, qui demande au ministre de consulter les établissements scolaires et les entreprises pour établir une liste qui représente réellement les besoins en main-d’œuvre.