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STM: les inspecteurs se dotent d'un mandat de grève

STM: les inspecteurs se dotent d'un mandat de grève
GUILLAUME PELLETIER/24 HEURES/AGENCE QMI

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Les inspecteurs et les constables de la Société de transport de Montréal (STM) ont voté à 99 % pour un mandat de grève générale illimitée, mardi soir.

Le président de la Fraternité des constables et agents de la paix STM-CSN, Kevin Grenier, a confirmé mercredi au «24 Heures» qu'une grève pourrait être déclenchée au moment jugé opportun.

Sans contrat de travail depuis le 12 janvier dernier, les 170 membres représentés par le syndicat ont déjà utilisé divers moyens de pression au cours des dernières semaines, puisque les négociations ne vont pas comme ils le souhaiteraient. Certains d'entre eux portent notamment des pantalons de camouflage au travail depuis le 9 octobre en signe de protestation.

Le président du syndicat s'est réjoui du résultat du vote, même s'il demeure optimiste pour la suite des négociations. «On s'est doté d'une carte de plus dans notre jeu», a-t-il souligné, en précisant que le mandat ne sera peut-être pas exercé. Le syndicat espère arriver à une entente négociée et se dit «ouvert à la discussion».

Quarts de travail

Rappelons que c'est la perspective de quarts de travail coupés en deux qui serait au coeur du litige. Actuellement, les constables et les inspecteurs travaillent 10 heures en ligne. Selon le syndicat, l'employeur aimerait insérer une pause de deux heures au milieu de leurs journées, retardant ainsi la fin de leurs quarts de travail. «Le deux tiers des employés ont des enfants en bas âge, ça prend quelqu'un pour les accueillir à la maison le soir», a expliqué M. Grenier.

La STM n'a pas voulu commenter le résultat du vote, mentionnant qu'il s'agit d'une décision démocratique des membres du syndicat.

«Après 24 séances de négociation, nous avons fait le constat que peu de sujets étaient réglés, d’où la demande de médiation qui a été formulée en octobre. Le climat est bon à la table de négociation, mais nous jugeons avoir besoin de l’aide d’un tiers pour faciliter les discussions et conclure une entente négociée», a répété une porte-parole de la STM, Amélie Régis, par courriel.

Selon l'organisation, une vingtaine de rencontres sont bientôt prévues entre les deux parties avec un médiateur.