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Un casque de vélo modifié pour analyser l’activité cérébrale des enfants

Un casque de vélo modifié pour analyser l’activité cérébrale des enfants
AFP

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Des scientifiques ont modifié un casque de vélo pour créer un dispositif qui leur permet de surveiller l’activité cérébrale des enfants en temps réel.  

Cette méthode de neuro-imagerie pourrait à terme être utilisée sur des patients atteints de troubles neuro-développementaux comme l’autisme, ou d’épilepsie.  

Le système de scanner cérébral portable, que vient de dévoiler la revue scientifique Nature Communications, comprend un appareil de magnétoencéphalographie portable (MEG) intégré à un casque de vélo standard.  

Les techniques de balayage cérébral comme la MEG, qui mesure l’activité cérébrale à partir de petits champs magnétiques produit par le cerveau, fournissent des renseignements utiles sur le fonctionnement de cet organe.  

Les chercheurs ont réussi par ce moyen à enregistrer la réponse du cerveau au toucher maternel chez des enfants âgés de 2 à 5 ans.  

Avec l’équipement standard, il est très difficile de scanner des enfants de moins de 8 ans, souligne Matthew Brookes (Université de Nottingham, Royaume-Uni) qui a travaillé sur ce prototype de casque modifié, et co-signataire de l’article paru dans la revue.  

« La tête des jeunes enfants est trop petite pour s’adapter correctement à la machine (l’appareil MEG fixe destiné aux adultes, ndlr) et cela entraîne une perte de qualité des données. De plus, les sujets plus jeunes ont tendance à bouger davantage », a-t-il expliqué à l’AFP.  

L’appareil est équipé de petits capteurs légers qui empêchent le balayage du cerveau d’être affecté par les mouvements de la tête.  

Les enfants pouvaient porter des répliques du casque à la maison, ou même à vélo, pour s’y habituer, ce qui les aidait à réduire l’anxiété pendant l’examen, selon les chercheurs.  

Cette technologie d’imagerie cérébrale ne se limite pas aux enfants. Matthew Brookes et ses collègues ont utilisé des casques plus grands pour enregistrer avec succès l’activité cérébrale d’un adolescent jouant à des jeux vidéo et d’un jeune de 24 ans jouant du ukulélé.  

M. Brookes a indiqué que ses collègues de l’University College London travaillent à l’utilisation clinique de ce dispositif MEG - diagnostic et cartographie chirurgicale - pour les adultes et les enfants épileptiques.  

Il espère étendre plus tard son utilisation à d’autres maladies, comme les lésions cérébrales, la santé mentale et la démence.  

« De toute évidence, pour l’instant, il s’agit d’une technologie naissante qui est entre les mains des chercheurs cliniciens, mais nous espérons qu’elle sera utilisée pour examiner les patients d’ici 2 à 3 ans », a commenté M. Brookes.