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553 objets oubliés dans le corps de patients canadiens en 2 ans

Chirurgie
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Au cours des deux dernières années, 553 objets auraient été oubliés dans le corps de patients canadiens à la suite d’une intervention chirurgicale, révèle une étude de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS).

En entrevue à QUB radio jeudi, Christina Lawand, chercheuse et porte-parole de l’organisme, a précisé que le Canada «tire de l’arrière» par rapport à la moyenne internationale en ce qui a trait à la sécurité des patients. L’ICIS arrive à ce constat en comparant des données compilées au pays selon différents indicateurs à celles dévoilées par 30 autres pays.

«Les Canadiens sont deux fois plus susceptibles d’avoir un corps étranger, comme une éponge ou un instrument, qui est laissé par erreur dans leur corps à la suite d’une chirurgie [qu’ailleurs dans le monde]», a soutenu Mme Lawand, à l’émission «Franchement dit».

  • Écoutez l'entrevue de Christina Lawand à QUB radio: 

Elle a souligné par ailleurs que les femmes canadiennes ont deux fois plus de chances de subir des déchirures pendant les accouchements que les femmes des autres pays et que les complications à la suite d’une opération sont plus fréquentes qu’ailleurs.

«Les patients canadiens qui subissent une chirurgie de la hanche ou du genou sont 90 % plus susceptibles d’avoir une embolie pulmonaire», note-t-elle à titre d’exemple.

Une situation qui empire

La chercheuse reconnaît que le Canada fait un meilleur travail de collecte de données que bien des pays, comme la France, l’Australie ou les États-Unis, et qu’il fait preuve d’une plus grande transparence, ce qui peut biaiser certaines statistiques le comparant à la moyenne internationale. Par contre, souligne-t-elle, «quand on se compare à nous-mêmes, la situation ne s’améliore pas, même qu’elle augmente». Là-dessus, «on n’a plus d’excuses», ajoute-t-elle.

En effet, l’étude de l’ICIS révèle qu’en cinq ans, la quantité d’objets oubliés dans le corps de patients au Canada a augmenté de 14 %.

Des points positifs

Pour conclure sur une note positive, Mme Lawand assure que le Canada fait bonne figure à l’international à certains égards, notamment quant au taux de survie à la suite d’un cancer du sein ou du côlon.

Le pays serait également un premier de classe en matière de prévention; un plus grand nombre d’aînés recevraient le vaccin contre la grippe qu’ailleurs dans le monde. Ce qui, selon la chercheuse, est une excellente chose, puisque la grippe s’avère parfois mortelle chez les personnes âgées.

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