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Marathon de Montréal : objectif sécurité

Marathon de Montréal : objectif sécurité
AFP

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L’organisation du Marathon international de Montréal a procédé à l’embauche de deux anciens employés pour remettre leur course sur la bonne voie, après une édition 2019 catastrophique.

Il s’agit d’Eddy Afram et de Mario Blain, qui ont respectivement obtenu les postes de directeur général et de directeur des opérations de l’épreuve. Le premier a fait partie de l’équipe médicale de l’événement de 2007 à 2018, la dirigeant à partir de 2012, alors que le second a travaillé pour la course montréalaise de 1983 à 2018.

Le Marathon international de Montréal devait trouver de nouveaux piliers après la démission du directeur de course Dominique Piché, le 25 septembre. Celui-ci avait lancé la serviette à la suite de manquements relatifs à la logistique et à la sécurité des coureurs.

D'ailleurs, un participant du demi-marathon, Patrick Neely, 24 ans seulement, s’était effondré à deux kilomètres de la ligne d’arrivée et est mort peu après. Le Bureau du coroner a d’ailleurs ouvert une enquête pour comprendre les circonstances de ce décès.

Un défi de taille

«Nous avons un travail d’humilité à faire, a exprimé Afram lors d’un entretien téléphonique suivant l’annonce de son embauche, jeudi. [...] Au moment où l’on se parle, je n’ai pas tous les détails [concernant l’édition 2019], je commence à prendre connaissance des dossiers. Je ne suis donc pas en mesure de porter un jugement sur la situation.»

S’il ne se permet pas de critiquer les anciens dirigeants, le nouveau DG fait de la sécurité des coureurs sa priorité numéro 1.

«Je suis un intervenant passionné de l’urgence événementielle et j’ai collaboré à l’élaboration des normes médicales qui ont été retenues par la Fédération québécoise d’athlétisme il y a deux ans. C’est certain que mon objectif premier est de faire progresser la sécurité et la santé des participants.»

Il y a aussi la question du temps qui pèse sur les deux nouveaux venus.

«Nous nous retrouvons dans une situation difficile [NDLR : "rough"], parce que normalement, un marathon s’organise avec 12 ou 13 mois complets de travail avant l’événement. Là, nous partons déjà à 10 mois et nous n’avons pas encore tourné la page sur l’édition 2019.»

Pas sans Mario Blain

S’il est excité par le défi qu’il a devant lui, Afram n’aurait pas accepté l’emploi sans son collègue de longue date.

«C’était catégorique que nous voulions faire ce travail en équipe, a-t-il dit. Nous nous connaissons depuis longtemps. Pour lui aussi, c’était d’ailleurs une décision conjointe.»

«Moi, j’ai un très grand porte-folio en administration des affaires et en sécurité publique, tandis que Mario a une grande expérience en gestion des opérations de course. Ce sont deux profils qui se complètent parfaitement.»

«Nous avons un parcours impeccable depuis que nous travaillons ensemble. J'ai confiance que nous allons livrer la marchandise au-delà des attentes des gens. Par contre, nous avons bien compris que nous avons un énorme défi et que nous devons regagner la confiance des coureurs.»

Justement, le nouveau DG craint-il une baisse de l’achalandage pour l’édition 2020?

«Non, ce n’est pas une crainte. Nous sommes dans une situation assez fantastique où nous avons plus d’inscriptions présentement qu’à pareille date l’an passé», a-t-il souligné.

En 2020, il s’agira également du 30e anniversaire de la course montréalaise.

«Ça nous ajoute un défi créatif. Nous avons commencé à assembler une équipe et évidemment qu’il va y avoir une thématique en lien avec le 30e anniversaire. Mais avant même de parler de ça, je veux garantir les mesures de sécurité.»

«Il faut que ce soit évident: tout le monde doit être en sécurité avant de se questionner sur le spectacle qu’il va y avoir», a conclu Afram.