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«Le dernier Noël»: joyeux rien du tout

«Le dernier Noël»: joyeux rien du tout
Photo courtoisie, Universal

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Le titre le dit: c’est le dernier. Et heureusement, parce que «Le dernier Noël» n’est pas glorieux. 

Kate (Emilia Clarke, très bonne dans ce premier rôle comique et unique bon point du long métrage) ne l’a pas facile. Sa vie privée est faite d’une suite ratée d’aventures d’un soir. Sa vie professionnelle? Elle officie comme elfe dans un magasin de Noël sous la coupe de Santa (Michelle Yeoh), patronne sévère s’il en est une. 

En quelques mots? Sa vie ne mène nulle part. D’autant qu’elle n’a pas de logement, qu’elle s’est brouillée avec ses parents et qu’elle a le don de se mettre ses amis à dos. 

Le tout est rendu dramatique à souhait par le fait qu’on apprend rapidement que Kate a été gravement malade, qu’il ne faudrait pas qu’elle boive plus que de raison et qu’elle devrait prendre soin de sa santé. 

La rédemption arrive (nous sommes à Noël après tout) sous la forme d’un homme (on aurait pensé qu’Emma Thompson, coauteure du scénario ait un peu plus d’imagination en ces temps de post-#MeToo) en la personne de Tom (Henry Golding), son exact opposé. Tom prend le temps de «regarder en l’air» afin de voir la beauté cachée de Londres, où le film se déroule, mantra facile et léger comme un flocon fondu trop vite. Tom est gentil, patient, aimable. Il dit toujours ce qu’il faut dire. Il aide Kate à se sentir mieux. 

Mais Tom disparaît de temps en temps, suffisamment pour que Kate s’inquiète et se sente insécure. Toutefois, elle se soigne et suit son exemple. Elle commence par faire du bénévolat dans le même organisme d’aide aux sans-abri que lui. Elle se réconcilie avec ses parents (Emma Thompson tient d’ailleurs le rôle de sa mère). Fait amende honorable auprès de ses amis et aide sa patronne à tomber amoureuse. 

Lorsque le punch du film arrive enfin, cette révélation sous-entendue dans le titre, on reste de glace. Le dénouement en forme de conte (de Noël ou pas) n’ajoute rien à cette histoire aussi peu originale et ennuyeuse qu’une journée de pluie londonienne. Dommage que le réalisateur Paul Feig («Bridesmaids») n’ait pas réussi à insuffler un peu de la fameuse magie du temps des Fêtes à un concept qui ne fonctionne malheureusement que sur papier.  

  • Note: 1,5 sur 5