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Le «Viagra féminin» obtient le feu vert de Santé Canada


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Après des percées aux États-Unis et en Europe, l’Intrarosa, communément appelé le « Viagra féminin », obtient finalement le feu vert de Santé Canada pour être commercialisé à travers le pays.

« L’approbation d’Intrarosa au Canada représente une étape importante pour la société », concède Dennis Turpin, président et chef de la direction d’Endoceutics, l’entreprise qui produit ce médicament servant au traitement de l’atrophie vulvo-vaginale chez la femme ménopausée.

Endoceutics tentait de faire approuver ce produit en sol canadien depuis maintenant deux ans. Il faut dire qu’il est en vente aux États-Unis et en Europe depuis 2016 et 2018, respectivement.

« En général, le premier pays visé par les producteurs de médicaments est souvent les États-Unis en raison de sa superficie », répond M. Turpin, chiffrant ce marché dans son segment d’affaires à 2 milliards $.

Avec des partenaires

Pour le Canada, la compagnie pharmaceutique prévoit s’associer à des partenaires qui assureront la commercialisation du produit. Des discussions sont en cours. Aucune date pour le début de la vente n’est encore fixée.

« Notre produit commence à être connu aux États-Unis et en Europe. Cela prend un certain temps. Nous avons aussi de nouvelles ententes pour des territoires en Asie et en Amérique du Sud », avance le patron, préférant toutefois ne pas fournir plus de détails sur ses projets pour le moment.

L’Intrarosa a été approuvé par Santé Canada sans mises en garde et précautions importantes. L’effet indésirable le plus fréquent rapporté au cours des études cliniques a été un écoulement vaginal qui peut être causé par la fonte de l’ovule et l’augmentation attendue des sécrétions vaginales.

Pas encore de production

Au cours des dernières années, afin d’appuyer la croissance de la demande pour son produit phare, Endoceutics a acheté une usine à Mont-Saint-Hilaire et a entamé la construction d’une installation à L’Ancienne-Lorette.

Initialement, ce nouveau projet d’usine, estimé entre 50 et 80 millions $, devait permettre à terme la création de 1000 emplois. La phase un du chantier a commencé, mais elle n’est pas encore complétée. Endoceutics espère pouvoir y produire ses premiers médicaments en 2020.

« Nous avons réalisé beaucoup d’investissements pour adapter notre usine à Mont-Saint-Hilaire. À L’Ancienne-Lorette, nous n’avons pas encore de production. La construction est toujours en cours », souligne M. Turpin.

Ce dernier refuse de dire si l’ensemble du projet dévoilé en 2017, qui comprenait quatre phases, est toujours dans les plans. La deuxième phase devait être achevée en décembre 2019.

En début d’année, le fondateur de la compagnie qui compte aujourd’hui plus de 100 employés, le Dr Fernand Labrie, est décédé.