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Motoneige: derniers préparatifs avant l’hiver

Motoneige Yamaha
Photo courtoisie, Karl Tremblay Le constructeur japonais Yamaha refait surface dans le monde des motoneiges à moteur deux temps avec l’arrivée, en 2020, de la Transporter 600. Ce modèle existait déjà en Europe. Le prix de départ se situe autour de 15 000 $, transport et préparation en sus.

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Tous les amateurs de motoneige attendent avec impatience que la manne blanche recouvre le sol afin de pouvoir se lancer à l’assaut des sentiers. Ils patientent depuis des mois, mais avant de sortir leur jouet favori, ils doivent bien le préparer pour qu’il performe.

Après des mois passés dans le garage, votre motoneige a besoin d’un peu de soins avant de vous donner satisfaction. Histoire d’avoir quelques conseils de base, nous avons rencontré l’expert René Cyr de chez Pro Performance Boischatel.

« Il faut se rappeler que la motoneige est un véhicule qui se fait drôlement brasser dans les sentiers, d’expliquer l’expert. On demande beaucoup à une motoneige, que ce soit au niveau de la suspension et de toutes les autres composantes. Souvent, on nous mentionne qu’une motoneige, c’est toujours brisé. Je dis alors aux gens : prenez votre voiture et circulez dans un sentier à bonne vitesse dans les bosses d’un pied et demi à deux pieds et constatez le résultat. Je considère qu’une motoneige, c’est un véhicule très solide. »

Des conditions extrêmes

Toutes les parties de la motoneige sont soumises à des conditions extrêmes, à commencer par la suspension.

« Toutes les composantes de la suspension doivent être bien vérifiées, comme les roulettes qui vont assurer le roulement de la chenille. Les glissières doivent être en excellent état, puisqu’elles assurent le glissement de la chenille sur la neige. Dans ce cas précis, il y a moyen d’installer des glissières “After Market”, qui sont munies de petits orifices qui permettent à la glace de pénétrer, assurant ainsi un meilleur glissement sur la neige. Elles sont beaucoup plus durables. »

Huiles, courroies et batterie

Plusieurs autres éléments doivent être pris en compte pour assurer une bonne préparation de début de saison.

« Les huiles sont à changer au moins une fois par année dans le cas de la transmission. Pour le moteur, qui passe souvent de -30 degrés à +20 lorsque votre véhicule est dans le garage, une différence de 50 degrés, il faut s’assurer d’avoir des huiles adéquates. »

Parmi les autres aspects à vérifier, on peut penser aux courroies et à la batterie. Il faut absolument faire un test de charge. « Souvent, en début de saison, elle va répondre à la demande pour deux ou trois démarrages au froid, mais lorsqu’elle sera soumise à de grands froids, elle ne pourra peut-être pas répondre positivement. Il faut savoir si elle garde sa charge. »

On doit aussi bien vérifier tous les éléments de la suspension avant, l’amortisseur et autres. « Les lisses sous les skis doivent être en bon état, puisque ce sont elles qui vont permettre le contrôle de la motoneige lors de vos manœuvres. Il existe plusieurs équipements que l’on peut ajouter sous les lisses, comme les antilouvoiements ou les effaceurs de traces, qui évitent de se promener de gauche à droite en sentier. Il faut avoir le meilleur contrôle possible de sa motoneige en situation de randonnée. »

Également, il ne faut pas négliger la vérification des autres accessoires. « Les poignées chauffantes, les odomètres, les indicateurs de température et plus. Finalement, ça peut paraître beaucoup, mais au global, ce n’est pas si long de vérifier ces éléments, qui peuvent faire la différence entre un début de saison réussi et un cauchemar dans le sentier. »

Si vous ne voulez pas faire cette préparation, vous pouvez vous rendre chez votre concessionnaire qui fera le tout pour un prix variant entre 200 $ et 300 $.

En terminant, le spécialiste a tenu à donner ce petit conseil très pertinent : « Si au cours de l’hiver, un motoneigiste veut verser de l’antigel dans le réservoir à essence de sa motoneige, il faut se rappeler que pour le moteur deux temps, il ne faut pas employer de l’antigel pour voiture, mais bien celui prévu pour la motoneige. »

Un changement nécessaire

Plusieurs motoneigistes ont critiqué le fait que, désormais, l’achat des droits d’accès aux sentiers de motoneige doit se faire par internet. C’est certain que pour quelqu’un qui n’a pas internet, ça peut causer un problème, mais à l’inverse, pour les bénévoles qui devaient s’occuper de la vente, ce qui devenait de plus en plus lourd, c’est une bonne chose. Cette façon de faire permet d’assurer un meilleur contrôle sur les sommes rendues disponibles par l’achat des cartes de membres. Vous pouvez toujours choisir votre club qui, au bout du compte, pourra disposer plus rapidement des sommes d’argent nécessaires pour débuter sa saison et vous offrir des sentiers de qualité pour tout l’hiver. C’est un changement important dans les habitudes des motoneigistes, mais il était devenu plus que nécessaire.