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Restreindre la distribution du Publisac est une «atteinte à la liberté d'expression»

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Le combat livré par un citoyen montréalais, Charles Montpetit, pour restreindre la distribution du Publisac est une «atteinte à la liberté d'expression et à la liberté de presse», ont plaidé jeudi les dirigeants d'Hebdos Québec qui regroupe 100 hebdomadaires à travers la province. 

Sylvain Poisson, directeur général d'Hebdos Québec et Benoit Chartier, président du conseil d'administration de l'association qui a notamment parmi ses membres le Courrier de Saint-Hyacinthe, fondé il y a 166 ans, ont pris part à la 4e séance d'une série de cinq au sujet du contrôle des circulaires à Montréal. 

«La presse écrite hebdomadaire du Québec est totalement liée à l’écosystème du Publisac. Je ne comprends pas, qu’en 2019, on doit mener un combat encore une fois pour notre survie», a expliqué Benoit Chartier. 

Cette consultation a été lancée à la demande de Montréalais qui avaient recueilli 15 000 signatures. M. Montpetit veut qu'on amende le règlement sur la distribution d'articles publicitaires pour qu'une circulaire puisse seulement être déposée sur une propriété si le résident l'accepte expressément. 

Le citoyen veut faire remplacer tout sac de plastique pour circulaire par un emballage qui n'a pas à être séparé du contenu pour être recyclé. Il veut aussi qu'on applique fermement l'amende prévue au règlement en cas d'infraction. 

Benoit Chartier, président du conseil d'administration d'Hebdos Québec craint que la démarche montréalaise incite d'autres villes à emboîter le pas à la métropole. 

M. Chartier est venu parler au nom de la presse régionale hebdomadaire qui embauche 350 journalistes hors de Montréal.