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Finale de la MLS: le Toronto FC considéré comme le négligé face aux Sounders

Les joueurs du Toronto FC savent qu’ils peuvent gagner à l’étranger

Finale de la MLS: le Toronto FC considéré comme le négligé face aux Sounders
AFP

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SEATTLE | Quand les séries éliminatoires de la MLS se sont amorcées, les preneurs aux livres ne donnaient pas cher de la peau du Toronto FC, et pour l’équipe de la Ville Reine, c’est tant mieux.

Il n’est donc pas surprenant que le TFC, quatrième dans l’Est, soit considéré comme le négligé contre les Sounders de Seattle, deuxième dans l’Ouest, pour la finale de la MLS qui sera disputée dimanche.

« On l’est depuis le début, j’ai vu toutes les statistiques nous donnant perdants, a rappelé Nicolas Benezet. Donnez-nous perdants encore, l’important ça sera de gagner. »

Il faut dire que les Torontois vivent bien avec l’étiquette de négligés puisqu’ils sont allés battre le New York City FC et l’Atlanta United FC chez eux en demi-finale et en finale d’association, par la marque de 2 à 1 chaque fois.

Bon état d’esprit

Si les Torontois veulent à nouveau soulever le trophée Philipe F. Anschutz dimanche, ils vont devoir répéter le même genre de performance qu’ils ont livrée à New York et à Atlanta.

« On doit être dans le même état d’esprit. New York était premier, c’était logique d’être les négligés », a lancé Benezet.

« On a continué de la même façon à Atlanta où il y a peut-être eu un excès de confiance de leur part même si c’est toujours difficile d’aller gagner là-bas. »

Le gardien torontois Quentin Westberg a quant à lui laissé de côté les trois victoires depuis le début des séries, parlant d’un crescendo jusqu’à la finale.

« Dans cette formule des séries, chaque match est une échéance et il faut rapidement oublier la victoire.

«Autant on est satisfaits de ce qu’on a fait jusqu’à maintenant, autant le Graal reste le match de dimanche. »

Revirement

On peut dire que Toronto a opéré un revirement important en deuxième moitié de saison puisqu’à mi-chemin du calendrier régulier, les « Reds » étaient en dehors du portrait des séries.

Depuis le 3 août, le club torontois présente une fiche de 10-1-6, toutes compétitions confondues. C’est drôlement impressionnant et Benezet estime que le mérite revient essentiellement à l’entraîneur-chef, Greg Vanney.

« Le coach a réussi à trouver une équipe qui est capable de faire la différence à chaque match et je ne parle pas que de 11 joueurs, je parle des 18 joueurs en uniforme.

« Je crois que ce n’est pas un hasard si on est ici, c’est en partie grâce à lui. »

En français

Vous l’aurez remarqué, on ne s’est adressé qu’à des francophones lors des mêlées de presse vendredi midi. Il y en a quatre chez le Toronto FC : Laurent Ciman, Chris Mavinga, Nicolas Benezet et Quentin Westberg.

La langue est un outil particulièrement important pour Mavinga et Ciman, qui évoluent côte à côte en défense centrale et pour le gardien derrière eux, qui est Westberg.

« Pour moi, ça aide beaucoup parce que c’est des matchs où il y a beaucoup d’urgence, alors quand tu as quelqu’un qui parle français à côté de toi, les mots sortent plus vite », a reconnu Mavinga.

« Quand tu dois communiquer en anglais, tu dois traduire dans ta tête et des fois, c’est trop tard. »

Ciman a ajouté que le courant passe tellement bien que la parole n’est pas toujours nécessaire.

« Quand on joue tous les trois, ça parle en français et par moments, on n’a même pas besoin de se parler. »