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Finale de la MLS: l'étrange parcours de Laurent Ciman

L’ex-défenseur de l’Impact a traîné son baluchon avant d’aboutir à Toronto

Finale de la MLS: l'étrange parcours de Laurent Ciman
AFP

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SEATTLE | Laurent Ciman affichait un sourire sincère quand il a constaté que deux représentants de médias québécois voulaient le rencontrer vendredi midi.

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Celui qui a porté les couleurs de l’Impact de 2015 à 2017 va maintenant avoir la chance de remporter la Coupe MLS dans un maillot du Toronto FC, ce qui aurait été impensable il n’y a pas si longtemps.

« Je n’oublierai jamais les moments passés à Montréal, je ne suis pas quelqu’un qui crache sur le maillot. Mais je suis là pour défendre les couleurs de Toronto maintenant et je suis content d’être ici », a-t-il souligné.

Rappelons qu’en 2016, il est passé à quelques minutes d’atteindre la finale dans le maillot de l’Impact, mais le Toronto FC a fini par s’imposer en prolongation lors de la finale de l’Est.

Parcours bizarre

Ciman, dont la petite famille habite toujours à Candiac, sur la Rive-Sud, a pris quelques détours depuis son départ de Montréal.

Il a commencé la saison 2018 avec le Los Angeles FC avant de faire un passage plutôt raté à Dijon en première division française pour ensuite se pointer à Toronto cette année.

« J’ai un parcours assez bizarre, mais je n’ai de haine envers personne, juste du respect », a-t-il ajouté.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la trajectoire n’a pas été une belle ligne droite pour le Belge de 34 ans cette saison.

Pas meilleur

Ciman jouait beaucoup jusqu’en milieu de saison, quand Omar Gonzalez est arrivé. Il n’a ensuite disputé que trois des 12 derniers matchs de l’équipe, dont un seul comme partant.

« Ils ont mis l’accent sur la défense qui, pour moi, n’était pas le point faible », a-t-il avancé avec son franc-parler habituel. Ils ont fait venir Omar.

« Si on regarde par rapport aux points pris et aux buts encaissés, il n’était pas meilleur que le duo que je formais avec [Chris] Mavinga, a-t-il poursuivi. Ça fait partie des décisions et il faut les accepter. »

Ciman a boudé un peu et s’est retroussé les manches. Puis, Gonzalez s’est blessé et le Belge a amorcé les trois matchs éliminatoires.

Reste à savoir si Greg Vanney va s’en tenir au duo d’arrières centraux qui l’a mené en finale ou s’il va réintégrer

Gonzalez, qui est prêt à effectuer un retour au jeu, mais qui n’a pas joué depuis un mois.

Pour Mavinga, la présence de Ciman serait rassurante.

« Laurent a décidé de jouer pendant ces séries. Il a aussi de l’expérience, il a joué des gros matchs et, forcément, c’est facile pour moi de jouer avec lui. »