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LNH: comment expliquer les déboires des Kings?

Drew Doughty
AFP Drew Doughty

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Après avoir fermé la marche du classement de l’Association de l’Ouest de la Ligue nationale de hockey (LNH) en 2018-2019, les Kings de Los Angeles se retrouvent à nouveau dans cette chaise en ce début de campagne. 

L’équipe californienne n’est plus la même depuis ses conquêtes de la Coupe Stanley en 2012 et 2014, mais comment expliquer leurs récents déboires? 

Le manque de changement 

Les Kings ont sensiblement le même noyau depuis sept ans, ce qui pourrait être un point positif si l’équipe connaissait du succès. Neuf joueurs de l’édition actuelle de l’équipe étaient de la formation qui a remporté la dernière Coupe en 2014. Du nombre, huit n’ont connu que la formation de la Californie dans la LNH. 

En fait, les seuls changements notables des deux dernières saisons sont chez les entraîneurs-chef du club. John Stevens, qui avait amené LA en séries en 2018, a été limogé la saison suivante au profit de Willie Desjardins, qui a lui aussi été remplacé pour Todd McLellan. 

Des vétérans surpayés 

Au début de l’été 2018, le directeur général Rob Blake a réussi à convaincre Ilya Kovalchuk de quitter la Russie contre un contrat de trois saisons et 6 250 000 millions $ par an. À sa première saison en Californie, le joueur de 36 ans n’a inscrit que 34 points et n’a pas vraiment justifié son important salaire. 

Jeff Carter (34 ans) et Dustin Brown (35 ans) ont aussi connu de meilleurs jours, mais commandent tous les deux un salaire supérieur à cinq millions $. 

Il faut aussi ajouter à cela le rachat du contrat de Dion Phaneuf, qui coûte deux millions cette année et quatre la suivante, ainsi que la déchirure du contrat de Mike Richards, qui ampute les Kings d’environ un demi-million $ à chaque année jusqu’en 2031-2032. 

Le travail en défense 

Cette saison, les Kings montrent un différentiel de -22, le deuxième pire de la LNH, derrière le -33 des Red Wings de Detroit. Derrière Drew Doughty, Alec Martinez et Ben Hutton, peu d’arrières ont fait leurs preuves dans la grande ligue. Sean Walker, Joakim Ryan, Matt Roy et Kurtis MacDermid complètent l’unité défensive de Los Angeles. Les quatre ont entre 24 et 26 ans et ont tous joué dans la Ligue américaine de hockey (AHL) au moins une fois depuis 2017. 

Jonathan Quick est aussi à blâmer pour les performances désastreuses de son équipe. Cette saison, l’Américain présente une fiche de 2-7-0 avec une moyenne de 4,40 buts accordés par rencontre. La saison dernière a été la pire de sa carrière et Jack Campbell semble bien près de lui ravir son poste de numéro 1.