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Une chance à ne pas louper

Marc Bergevin
Photo d'archives, PIerre-Paul Poulin Le Canadien disputera 17 matchs d’ici le 14 décembre, ce qui donne amplement le temps à Marc Bergevin d’évaluer la qualité de son équipe.

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À moins qu’on lui fasse une offre qu’il ne peut refuser, Marc Bergevin n’a aucune raison d’envisager un changement au plan des effectifs. Il pourrait toujours le faire, mais en s’arrêtant sur les joueurs de l’organisation.

Le calendrier des matchs lui fournit l’opportunité de faire preuve d’une grande patience, d’observer tout ce qui se déroule à travers la ligue, tout en sachant très bien que ses homologues ne rateront jamais une occasion de s’informer au sujet de sa campagne chez McDo et de ses états d’âme relativement aux résultats de son équipe.

D’ici le 14 décembre, alors qu’il s’apprêtera à jouer sept parties de suite à l’étranger, le Tricolore sera impliqué dans 17 matchs. Douze au Centre Bell, six à l’étranger. Au cours de la séquence, il disputera deux matchs en deux soirs en quatre occasions, le deuxième match étant disputé trois fois à Montréal. Deux fois, l’équipe qui sera sa rivale dans le deuxième match sera Ottawa, les deux autres étant les Devils du New Jersey et les Rangers de New York.

On ne pouvait souhaiter un meilleur scénario, surtout à ce stade-ci de la saison, alors que les équipes visent une position enviable au classement et, du même coup, cherchent à augmenter leurs chances d’une qualification aux séries éliminatoires.

Cela n’empêche pas Bergevin de faire du lèche-vitrine. On a mentionné la semaine dernière que deux recruteurs avaient épié les Kings de Los Angeles et le défenseur gaucher Alec Martinez, qu’on verra à l’œuvre demain au Centre Bell. Marco Scandella est un défenseur gaucher des Sabres de Buffalo qui pourrait changer d’adresse, les Sabres ayant un surplus de défenseurs.

Bergevin aura une très bonne idée de la qualité de son équipe après cette séquence de 18 matchs.

Cassidy questionne

On peut comprendre que Bruce Cassidy ait quitté Montréal, après le match de lundi, en serrant les dents. Il n’a pas caché qu’il avait un mal fou à s’expliquer pourquoi les deux juges de lignes ont mis au moins trois minutes à rendre un verdict.

« Pourtant, c’est pas si compliqué. C’est oui ou non. Pourquoi leur a-t-il fallu prendre autant de temps ? » Le doute, peut-être. Mais, dans le doute, ne doit-on pas s’abstenir ? Si on a pris trois minutes pour décider si oui ou non, Charlie Coyle avait devancé la rondelle, c’est que l’incertitude a dérangé les deux officiels. N’a-t-on pas insisté sur le fait que les arbitres pourront rendre une réponse rapide.

Mais, c’est Charlie Coyle qui a le mieux résumé la situation. « Ils ont mis du temps, c’est évident qu’il y avait un doute, par contre, c’était à nous de revenir plus fort et de chercher à prendre les devants. Ce n’est pas ce qui s’est produit. Alors... »

Nouvelle génération

Signe que la nouvelle génération de hockeyeurs, et sans doute, un porte-monnaie mieux garni ont changé la donne. Katie Strang, du site The Athletic, dévoile, dans un récent reportage, que le vin devient plus populaire que la bière chez les patineurs de la Ligue nationale. Tiens, tiens. Quelques jours plus tôt, elle avait aussi écrit, suite à un long reportage où elle a interrogé plusieurs intervenants du monde du hockey professionnel, que la cocaïne était une drogue très populaire chez les athlètes.

Quelques anciens joueurs réclamant l’anonymat lui ont confié que c’était de plus en plus répandu et que la Ligue nationale cherchait constamment à informer les joueurs sur les conséquences de l’usage de cette drogue. On peut fournir les enseignements que l’on veut, mais comment expliquer que la cocaïne n’est toujours pas inscrite dans la catégorie des substances interdites ?

Byfuglien et les Jets

Le dossier Dustin Byfuglien pourrait-il influencer les présentes négociations entre l’Association des joueurs et les propriétaires de la Ligue nationale de hockey ? Byfuglien exige que les Jets de Winnipeg lui versent le salaire qui lui revient puisque la blessure à la cheville, une blessure nécessitant une intervention chirurgicale, est le résultat de ses activités avec les Jets.

Or, à Winnipeg, on soutient que Byfuglien a disputé tous les matchs de la série de premier tour contre les Blues de St. Louis, qu’il a été le joueur le plus en évidence, et qu’il avait obtenu le feu vert des médecins, une semaine avant le début des séries éliminatoires. L’AJLNH entend bien défendre Byfuglien, et les Jets continuent à prétendre que Byfuglien est sous le coup d’une suspension sans salaire pour ne pas s’être présenté au camp d’entraînement.

Un dossier qui va permettre aux avocats de faire beaucoup de sous. Personne ne voudra plier dans cette affaire à moins que Byfuglien tranche lui-même le débat, ce qui est peu probable.

Inquiétude...

À la même période l’an dernier, Joel Quenneville était remercié par les Blackhawks de Chicago. Quenneville avait une fiche de 6-6-3. Un an plus tard, les Blackhawks ont un dossier de 4-7-3 (avant le match d’hier).

Jeremy Colliton, le nouvel entraîneur, débarque à Chicago, alors que cette équipe doit payer le gros prix pour les standards établis pendant les conquêtes de la coupe Stanley. Cette saison, Jonathan Toews ne produit pas.

Patrick Kane est moins efficace que l’an dernier. Corey Crawford a perdu son titre de gardien numéro un. Robin Lehner qui le remplace n’est pas aussi brillant que l’an dernier avec les Islanders. Brent Seabrook a été laissé dans les gradins en quelques occasions. Et Duncan Keith s’accroche.

Les Blackhawks, comme les Red Wings de Detroit, ont-ils compris que pour rebâtir l’organisation, il faudra passer par le recrutement ?

Et cela veut dire vivre quelques années de noirceur.