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Le Parti québécois mise sur l’indépendance

Après sa défaite historique, le parti tient un congrès de refondation

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Avec son congrès de refondation à Trois-Rivières ce week-end, le Parti québécois veut mettre l’indépendance à l’avant-plan, une idée que Martine Ouellet avait pourtant proposée sans succès pendant deux courses à la chefferie infructueuses et un passage désastreux à Ottawa.

Le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé, reconnaît que son ex-collègue Martine Ouellet « a raison à bien des égards » dans la stratégie de mettre de l’avant l’indépendance. « Mais il y a la façon de faire », précise-t-il.
Capture d’écran, TVA Nouvelles
Le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé, reconnaît que son ex-collègue Martine Ouellet « a raison à bien des égards » dans la stratégie de mettre de l’avant l’indépendance. « Mais il y a la façon de faire », précise-t-il.

Les délégués péquistes sont réunis jusqu’à dimanche pour adopter une « Proposition principale », qui stipule que l’action politique du parti sera désormais centrée sur « la fondation d’un pays, non pas sur la gestion ordinaire d’une province ».

Le PQ a pu paraître « éparpillé » au cours des dernières années, reconnaît sa présidente sortante, Gabrielle Lemieux. « D’avoir pu parler à la fois d’indépendance, mais [aussi] d’un paquet d’autres sujets, de différentes façons avec différentes approches selon les chefs, il faut que ça cesse. En fin de semaine, on se donne les moyens de se centrer sur l’indépendance. »

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C’est pourtant la stratégie que l’ex-députée Martine Ouellet a proposée, sans succès, lors des deux dernières courses à la chefferie du PQ. Aujourd’hui, le chef intérimaire Pascal Bérubé reconnaît que son ancienne collègue « a raison à bien des égards ». « Mais il y a la façon de faire », souligne-t-il.

Exit, donc, la gouvernance souverainiste. « Nous, vous l’avez vu dans notre déclaration, ce n’est pas l’objectif de gouverner une province, on veut gouverner un pays », lance le député Sylvain Gaudreault, candidat potentiel à la chefferie.

Renaître, comme le Bloc

Photo Rémi Nadeau

Même le chef du Bloc québécois, de passage au congrès pour galvaniser les troupes lors d’un discours d’ouverture, a reconnu certaines vertus à la stratégie de sa prédécesseure. « Je ne pense pas que Mme Ouellet ait eu tort sur le fond », a dit Yves-François Blanchet.

M. Blanchet avait un message d’espoir pour les militants péquistes, qui vivent aujourd’hui un congrès de refondation, comme celui qu’a tenu le Bloc québécois en mars dernier, à peine huit mois avant les élections fédérales qui ont triplé sa députation.

« Le Bloc a dû faire l’exercice en huit à neuf mois, alors que le Parti québécois a encore plusieurs années devant lui pour compléter un exercice de refondation et de ralliement », a-t-il souligné.

Pas de campagne commune

Toutefois, même si le PQ a aidé le Bloc québécois lors la dernière élection, selon Pascal Bérubé, pas question pour M. Blanchet de mettre les effectifs de son parti au profit des troupes péquistes.

« Je vais inviter les militants du Bloc québécois à aller militer selon leur conscience et selon leurs convictions. Il va certainement y en avoir un sacré paquet au Parti québécois », dit M. Blanchet.

La souveraineté mise de l’avant

« Le seul nationalisme porteur et fécond est celui qui mène à l’indépendance. » — Pascal Bérubé, chef intérimaire du Parti québécois

« Aujourd’hui, ensemble, on jette les bases d’un renouveau au Parti québécois, d’un changement de cap. » — Frédérique St-Jean, présidente du Comité national des jeunes du Parti québécois

« Et si on abandonnait cette étrange idée que, si les gens disent non ou peut-être, il faut juste crier plus fort pour qu’ils disent oui ? » — Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois