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Le destin de Phillip Danault

Canadien c Lightning
Photo d'archives, PIerre-Paul Poulin Phillip Danault a connu une éclosion spectaculaire avec le Canadien.

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28 novembre 2015. Le Canadien perd 3 à 2 en prolongation face aux Devils. Toujours bien préparé pour ses débuts de saison par Michel Therrien, le club amasse ainsi un 39e point de classement, résultat d’une fiche de 18-4-3 après 25 matchs.

Max Pacioretty et Alex Galchenyuk sont en route vers une saison de 30 buts chacun, P.K. Subban caracole en défense. Le Canadien rêve grand. Le public est content, au point de ne pas se formaliser du retrait de Carey Price dans un match contre les Rangers.

Glissade

La suite est désolante. Incapable de connaître le diagnostic précis quant à l’état de santé de Price, Therrien et ses joueurs sont déstabilisés, distraits. Au point de ne gagner que 6 matchs sur 25 en décembre et janvier. La glissade est telle que Marc Bergevin se pose en vendeur à la date limite des transactions.

Il envoie les vétérans Dale Weise et Tomas Fleischmann aux Blackhawks en retour de Phillip Danault et d’un choix de deuxième tour, devenu Alexander Romanov.

Danault est utilisé sporadiquement par le coach Quenneville lors de 30 matchs avec Chicago. Au moment de la transaction, il n’a joué que 32 matchs dans la ligue nationale et n’a marqué qu’un seul but.

Avec le CH, il en ajoute 3 en 21 rencontres en fin de campagne et 13 pour 40 points en 2016-2017. La saison suivante, il rate 30 matchs sur blessure, mais maintient son rythme de production. Été 2018, Marc Bergevin adopte la ligne dure dans les négociations avec le clan Danault. Pourtant, le DG passe pour un génie avec les contrats transitoires de longue durée à moindre coût de Brendan Gallagher et Pacioretty. L’entente de Danault se règle à neuf millions et des poussières sur trois ans. Ce ne fut pas un règlement à l’amiable.

Premier trio

Depuis, Claude Julien a consacré Danault centre du premier trio de son équipe, flanqué de Tomas Tatar et de Gallagher. Phillip a atteint un sommet de 53 points l’an dernier. Il est en voie d’abattre cette marque cette saison.

Son maigre contrat se terminera en 2021. Les jeunes auront alors émergé au centre avec le CH. Que fera Bergevin avec Danault ? Ouverture des négociations l’été prochain ? Chaleur à la date limite des échanges en 2021 ? Les économies sur un contrat de courte durée du patron hockey du CH risquent de le rattraper au détour dans ce dossier.

En attendant, Danault saisit sa chance. Et on ne saura jamais ce que la carrière de celui qui a rêvé du Canadien serait devenue sans la blessure inguérissable de Carey Price à l’automne 2015...

Coup de cœur

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Photo d'archives, Martin Alarie

J’y reviens puisque je n’en reviens pas. L’éloquence avec laquelle Ken Dryden s’est efforcé d’accorder des entrevues dans notre belle langue française en marge de la parution de son livre portant sur Scotty Bowman. C’est émouvant. Au sein d’une nation dont la langue officielle est le français, le peuple n’est-il pas en droit d’attendre de son gardien de 10,5 millions ne serait-ce qu’un « meurci beaucoup » ? Bravo, Monsieur Dryden !

Coup de gueule

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Photo d'archives, AFP

À Evander Kane, des Sharks. À sept millions de dollars par saison, comment peux-tu te retrouver au tribunal, poursuivi par un casino de Vegas pour une avance non remboursée de 500 000 $ ? De surcroît, tu as « emprunté » cet argent en pleine série Sharks-Golden Knights à la mi-avril ? Clairement, les problèmes de jeu demeurent une plaie chez les athlètes professionnels. Faudra voir la suite. Est-ce que Kane ne veut pas ou ne peut pas honorer sa dette ?

Un p’tit 2 sur...

Du mouvement chez le Canadien. Pas la transaction structurante attendue pour stabiliser le flanc gauche de la brigade défensive, mais un renvoi à Laval après une mise au ballottage impliquant un élément disposant d’un contrat à un volet. L’objectif : garder avec l’équipe première Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi et Ryan Poehling. La cible : Jordan Weal. Quand tu alternes entre la passerelle et l’avantage numérique, t’es en danger. Ce serait Christian Folin que ce ne serait pas étonnant.