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Le retour de David La Haye

David La Haye sur le plateau de tournage du film.
Photo Agence QMI, Joël Lemay David La Haye sur le plateau de tournage du film.

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David La Haye revient au cinéma. L’acteur de 53 ans qui n’avait pas joué de premier rôle au grand écran depuis une quinzaine d’années vient de terminer le tournage du prochain film de Luc Picard, Gallant : confessions d’un tueur à gages, dans lequel il se glisse dans la peau d’un tueur excentrique et impulsif. « C’est un personnage en or », confie La Haye en entrevue au Journal.

Adapté du livre du même titre écrit par les journalistes Éric Thibault et Félix Séguin et paru aux Éditions du Journal, le film Gallant : confessions d’un tueur à gages relatera le parcours de Gérald Gallant, un des pires tueurs à gages de l’histoire du Québec.

Luc Picard, qui réalise le long métrage en plus de prêter ses traits à Gallant, a confié à David La Haye le rôle de Donald « Dolly » Lemaire, un personnage fictif qui a été créé pour le film.

« Dolly est un amalgame de plusieurs tueurs qui ont côtoyé Gallant, explique La Haye. Luc [Picard] a travaillé très fort pour faire un portrait juste de Gallant. Or, Gallant était quelqu’un de très organisé, très froid, qui ne montrait pas ses émotions et qui voulait passer inaperçu. Son acolyte, Dolly, c’est le contraire. On l’a composé pour qu’il soit plus fantaisiste, plus impulsif et plus violent. J’ai essayé d’imaginer un personnage qui avait beaucoup souffert et qui n’avait pas réussi à contenir la douleur qu’on lui avait fait subir quand il était petit. Il est imprévisible. »

Luc Picard réalise le film en plus d’en jouer le rôle principal.
Photo Agence QMI, Joël Lemay
Luc Picard réalise le film en plus d’en jouer le rôle principal.

Complicité

Luc Picard connaissait déjà très bien David La Haye, ayant joué avec lui au théâtre il y a une trentaine d’années, mais aussi au petit écran, dans la populaire série Omerta, à la fin des années 1990. Picard l’a donc contacté directement pour lui dire qu’il pensait à lui pour un personnage de son film.

« Luc m’a dit : j’ai ta tête, ton corps et tes yeux dans ma tête depuis des mois, relate La Haye. Je pense qu’il a commencé son casting par moi parce que c’est l’acolyte du personnage principal. Et ça, c’est super touchant. Quand quelqu’un t’offre un rôle de cette façon, tu te défonces pour lui. »

Selon le producteur Christian Larouche, la performance de David La Haye devrait en surprendre plusieurs : « Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu David au cinéma et c’est le fun de le voir revenir dans un rôle fort et complexe, indique M. Larouche. Il a quasiment un look à la Joker. Il fait peur, mais il y a aussi une tristesse et une fragilité dans son personnage. Et la chimie entre lui et Luc [Picard] est excellente. »

Des années difficiles

Ce retour au cinéma arrive à point nommé pour La Haye. Après avoir traversé des années difficiles au cours desquelles il a prétendu à maintes reprises avoir été «barré» par une personne à la SODEC, l’acteur recommence à enchaîner les rôles au petit et au grand écran. Il a joué cet été dans la série Les pays d’en haut et il tourne ces jours-ci dans le film De guerre lasse, de Nicolas Roy.

« Au cours des dernières années, j’ai joué des petits rôles dans quelques films comme Aurélie Laflamme, rappelle-t-il. Mais mes derniers rôles importants remontent à Nouvelle-France et La vie avec mon père il y a 15 ans. Ç’a été des années difficiles, mais là, je suis très content de revenir. Ma passion, c’est le cinéma. Je pense être un meilleur acteur au cinéma parce que j’ai besoin de temps pour composer mes personnages. C’est ce que j’aime le plus faire. »

La portion québécoise du tournage de Gallant : confessions d’un tueur à gages s’est terminée la semaine dernière. Luc Picard et son équipe se rendront bientôt en Belgique et à Cuba pour terminer le tournage. La date de sortie du film n’a pas encore été fixée :

« Ça va être à l’automne 2020 si le film est prêt ou sinon ce sera au printemps 2021, indique le producteur Christian Larouche. Il y a beaucoup d’effets visuels à faire en postproduction. On veut prendre le temps de bien faire les choses. »