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Le retour des assassins

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Les assassins canadiens qui travaillaient pour l’État islamique vont commencer à revenir aux pays dès lundi. Le gouvernement turc a en effet décidé de commencer lundi à relâcher ces criminels.

Il y aurait environ 190 combattants canadiens parmi les milliers de membres de l’État islamique qui seront expédiés un peu partout dans le monde. Cette décision du gouvernement turc est hostile. Hostile au Canada, comme à tous les pays qui ont des ressortissants qui sont allés combattre avec les djihadistes. Il est évident que ces nazis religieux doivent être jugés là où ils ont commis leurs crimes. Penser autrement, c’est mettre en péril la sécurité des pays où ces fondamentalistes religieux sont rapatriés. C’est aussi aider à propager l’islamisme radical.

1• Qui sont ces criminels ?

Ces criminels sont de deux types. Il y a d’abord ceux qui sont allés combattre sur le terrain, soit dans des combats armés, soit en soutien aux soldats de l’État islamique. Il y a ensuite leurs épouses qui partagent la même idéologie cruelle et qui sont des complices actives des combattants. Les deux types de personnes mériteraient d’être jugés par des tribunaux de guerre, et le cas échéant, d’être fusillés, tant leurs crimes sont immondes. Une soixantaine de djihadistes seraient déjà retournés au Canada. Ce nombre n’inclut pas leurs enfants et épouses.

2• Que faire avec leurs enfants ?

Les enfants ne sont pas coupables d’être nés de parents criminels. Ils ont cependant été élevés dans une idéologie religieuse scélérate à laquelle ils adhèrent à des degrés divers, suivant leur âge. Ces enfants ont subi un lavage de cerveau religieux. Comment les aider ? De la même manière que les Allemands ont été dénazifiés. C’est-à-dire avec de longues et répétitives séances de rééducation. Le problème est que quelques bonnes âmes vont opposer à cette rééducation la liberté de conscience religieuse. Comme s’il était normal, au nom de la religion, de proposer d’assassiner des masses d’hommes, de femmes et d’enfants, parce qu’ils ne partagent pas les mêmes convictions religieuses.

3• Que faire avec la Turquie ?

Le président turc mène une politique islamiste et expansionniste. Sous sa gouverne, la Turquie est lentement devenue un pays ennemi des démocraties. Elle a normalisé ses relations avec l’Iran. Elle s’est alliée à la Russie. Elle n’hésitera pas au besoin à se rapprocher davantage de la Chine. La Turquie aurait dû être boutée hors de l’OTAN depuis longtemps, même si cette perte aurait été difficile à compenser. La Grèce est sans doute le meilleur choix pour remplacer la Turquie.

4• Pourquoi la réponse des pays démocratiques est-elle si faible ?

La réponse des pays démocratiques est faible parce qu’ils sont devenus faibles. Faibles parce que les pays européens dépendent trop du pétrole et des oléoducs qui traversent le Moyen-Orient. Faibles, parce que leurs économies sont intoxiquées par l’argent du pétrole. Faibles, parce que les Européens redoutent de nouvelles vagues d’immigrants. Faibles enfin, parce que plusieurs dirigeants américains sont eux-mêmes des fondamentalistes religieux.

5• Que devrait faire le gouvernement canadien ?

Le gouvernement canadien devrait réduire au minimum ses relations avec la Turquie. Il devrait mettre sur pied des tribunaux spéciaux pour juger les Canadiens qui sont allés combattre pour l’État islamique ou qui ont collaboré avec lui. Car nos chartes des droits et libertés n’ont pas été conçues pour faire face à ces cas extrêmes. Ces Canadiens devraient enfin être « défondamentalisés », en particulier leurs enfants.