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NFL: les misères de New York

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Photo d'archives, AFP Les partisans des Jets ont de quoi avoir honte depuis quelques années, particulièrement cette saison, devant le rendement pitoyable de leur équipe.

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On dit de New York que c’est la ville qui ne dort jamais. C’est bien vrai, sauf que les deux clubs qui représentent la mégapole au sein de la NFL sont plongés dans un sommeil tellement profond qu’ils font honte à la réputation de l’endroit. 

Les Jets sont embourbés dans une telle médiocrité que la Grosse Pomme pourrait être rebaptisée la Grosse Poire en leur honneur. Les Giants font un tout petit peu mieux, et au moins ils alignent quelques joueurs qui laissent entrevoir des jours meilleurs, mais ils sont tout de même dans un état végétatif depuis trop longtemps. 

Les deux équipes en perdition s’affrontent demain dans un duel qui ne soulèvera pas plus les passions à New York qu’une soirée de bingo. 

Changements peu profitables 

Les Jets n’ont pas fait les séries depuis 2010 et n’ont remporté que 15 de leurs 56 derniers matchs. Mais cette saison, tous les espoirs étaient permis avec un quart-arrière de deuxième année en Sam Darnold, qui montrait des signes prometteurs. Adam Gase a été embauché comme nouvel entraîneur-chef et il devait être le gourou offensif qui allait amener son jeune élève au prochain niveau.  

Joe Douglas a été embauché comme nouveau directeur général. Les Jets ont même cassé leur cochon pour payer le porteur Le’Veon Bell, qui après avoir fait la grève pendant un an à Pittsburgh n’est plus l’ombre de lui-même derrière une ligne offensive ridicule.  

Depuis leur étonnante victoire face aux Cowboys, les Jets se sont fait déclasser par 88-33 au pointage et l’attaque a été victime de 10 revirements, dont plusieurs interceptions absolument horribles de Darnold.  

Et le repêchage ? 

Les plus jovialistes membres du club optimiste des Jets diront que cette saison à oublier permettra de mieux se relancer au repêchage. Ah bon ? Il faudra leur rappeler que de 2010 à 2017, ils ont bénéficié de neuf choix de première ronde, la plupart du temps avantageusement placés. Il n’en reste qu’un seul à bord, soit le maraudeur Jamal Adams, qui prendrait plus de plaisir ces jours-ci chez les Jets de Winnipeg que les Jets de New York. 

À moins d’un changement drastique, Adam Gase ne fera que passer. Sa réputation de génie offensif est plutôt troublante, considérant que depuis 2014, quand Peyton Manning était son quart-arrière à Denver, il n’a jamais dirigé une attaque qui a percé le top 20 en termes de points marqués et de verges gagnées.  

La plus récente défaite face aux Dolphins plonge l’organisation dans un embarras sans nom, vers une profondeur abyssale rarement atteinte. Le DG Douglas présidera en avril son premier repêchage, et il a intérêt à bien viser. 

Les Giants en arrachent 

Les Giants peuvent au moins se targuer d’avoir remporté le Super Bowl en 2011, mais c’est là leur dernier accomplissement. Depuis, les échecs se succèdent, mais au moins, de jeunes joueurs comme le quart-arrière Daniel Jones, le porteur de ballon Saquon Barkley, le receveur Darius Slay et l’ailier rapproché Evan Engram promettent un noyau intéressant à l’attaque. 

Défensivement, les Giants tentent de reconstruire l’intérieur de leur front défensif avec des joueurs comme Dexter Lawrence et Leonard Williams, nouveau venu en provenance des Jets, ironiquement. 

D’ailleurs, cette transaction était la première de l’histoire entre les deux clubs de New York. Comme quoi l’un ne craint même plus que l’autre prenne d’assaut le marché.  

SEMAINE10  

*Jeudi* 

LA Chargers à Oakland  

Mon choix : CHARGERS 

*Dimanche* 

Baltimore à Cincinnati (13 h)  

Mon choix : RAVENS 

Buffalo à Cleveland (13 h) 

Mon choix : BROWNS 

Detroit à Chicago (13 h) 

Mon choix : BEARS 

NY Giants à NY Jets (13 h) 

Mon choix : GIANTS 

Kansas City au Tennessee (13 h) 

Mon choix : CHIEFS 

Arizona à Tampa Bay (13 h) 

Mon choix : BUCCANEERS 

Atlanta à La Nouvelle-Orléans (13 h) 

Mon choix : SAINTS 

Miami à Indianapolis (16 h 05) 

Mon choix : COLTS 

LA Rams à Pittsburgh (16 h 25) 

Mon choix : RAMS 

Caroline à Green Bay (16 h 25) 

Mon choix : PACKERS 

Minnesota à Dallas (20 h 20) 

Mon choix : COWBOYS 

*Lundi* 

Seattle à San Francisco (20 h 15) 

Mon choix : 49ERS 

*Résultats* 

La semaine dernière 8 en 14 (57,1 %) 

Total cette saison 79 en 135 (58,5 %) 

*Équipes en congé* 

Patriots, Texans, Jaguars, Broncos, Eagles, Redskins 

LES CHOIX DU JOURNAL

Ravens de Baltimore (6-2) vs Bengals de Cincinnati (0-8)

UN PETIT NOUVEAU

Les Bengals ont choisi d’envoyer Andy Dalton sécher sur le banc pour donner le ballon au quart-arrière recrue Ryan Finley. Ce dernier a excellé en matchs préparatoires, mais s’apprête à découvrir un tout autre monde face à des Ravens en pleine lancée. Les Bengals sont incapables de courir, ni de freiner la course, une combinaison fatale face à un club comme les Ravens. Finley profite d’une belle audition d’ici la fin de la saison, mais le premier acte s’annonce cruel. Baltimore par 14 

Bills de Buffalo (6-2) vs Browns de Cleveland (2-6)

RETOUR DE KAREEM HUNT

L’ex-porteur déchu des Chiefs et mis sous contrat par les Browns, Kareem Hunt, a purgé sa suspension de huit matchs. L’entraîneur-chef Freddie Kitchens a promis un rôle intéressant à Hunt, mais l’actuel partant Nick Chubb est l’un des rares dans l’équipe qui joue avec cœur. Un monstre à deux têtes est envisageable face aux Bills, qui malgré une solide défensive, sont 19e contre la course. D’ailleurs, à leurs trois derniers matchs, ils ont concédé 151,3 verges au sol en moyenne. Cleveland par 4

Lions de Detroit (3-4-1) vs Bears de Chicago (3-5)

DUEL DE LA DERNIÈRE CHANCE

Autant pour les Lions que pour les Bears, il faudra se concentrer sur 2020 en cas de défaite. Comment est-ce encore possible de croire aux Bears cette saison malgré leur offensante offensive? Parce qu’actuellement chez les Lions, la défensive semble être en pleine année d’option et a choisi de ne pas honorer le contrat. Ils occupent en effet le 31e rang et s’il y a donc un match où Mitchell Trubisky peut au moins temporairement retrouver sa dignité, c’est celui-là. On y croit, mais si peu... Chicago par 3

Giants de New York (2-7) vs Jets de New York (1-7)

LE RÉVEIL DE BARKLEY

Ce duel entièrement new-yorkais ne présente aucun autre enjeu que la fierté. D’un côté le quart des Giants Daniel Jones a échappé le ballon sept fois à ses trois derniers matchs en plus d’être écrasé 16 fois lors de sacs. De l’autre côté, Sam Darnold a lancé au moins une interception dans quatre matchs de suite. Ce qui risque de sortir Jones d’embarras est que ses rivaux de demain ont accordé 53 réceptions et 417 verges aux porteurs adverses cette saison. Il s’en remettra donc à répétition à Saquon Barkley. NY Giants par 3 

Chiefs de Kansas City (6-3) vs Titans du Tennessee (4-5)

REVOILÀ MAHOMES!

C’est le moment du grand retour de Patrick Mahomes avec les Chiefs. Le quart-arrière étoile devra se méfier puisque les Titans sont efficaces contre la passe et se méritent le titre d’équipe la plus imprévisible de la NFL. À chaque année, ils battent des équipes qu’ils ne sont pas sensés battre. En bout de ligne, Mahomes a toutefois trop de jouets à sa disposition et à part si le porteur des Titans Derrick Henry connaît un match monstre, difficile d’envisager un faux-pas des Chiefs. Kansas City par 6

Cardinals de l’Arizona (3-5-1) vs Buccaneers de Tampa Bay (2-6)

ARTIFICES EN VUE

Les deux attaques sont capables de produire et les deux défensives sont vulnérables, ce qui risque de donner un duel divertissant, à haut pointage. Kyler Murray a connu ses meilleurs moments aux commandes de l’attaque des Cards face aux 49ers et peut donc espérer encore mieux contre les Bucs. Toutefois, sa défensive pourrait faire couler le navire, elle qui est 29e contre la passe et 30e pour le pourcentage de passes complétées contre elle. Jameis Winston ne devrait donc pas trop sombrer dans les revirements. Tampa Bay par 1

Falcons d’Atlanta (1-7) vs Saints de La Nouvelle-Orléans (7-1)

LA FIN POUR DAN QUINN?

Si les Falcons se font démolir par les Saints, est-ce que ce sera le signal de la fin pour l’entraîneur-chef Dan Quinn? C’est possible. Le jeu aérien des Falcons demeure dangereux, mais les Saints n’ont pas concédé plus de 235 verges par la passe dans cinq matchs de suite. Leur demi de coin Marshon Lattimore, qui couvrira Julio Jones, n’a pas donné de touché depuis la semaine 2. En deux matchs contre Atlanta l’an passé, Drew Brees a lancé sept passes de touchés. La Nouvelle-Orléans par 17

Dolphins de Miami (1-7) vs Colts d’Indianapolis (5-3)

RETOUR À LA NORMALE

Le quart-arrière Jacoby Brissett, blessé la semaine dernière, devrait renouer avec l’action pour les Colts. Sa ligne offensive devra bien le protéger, elle qui a concédé neuf sacs lors des deux derniers matchs, comparativement à seulement sept lors des six premières parties. Les Colts chercheront de toute façon à simplifier les choses en attaquant avec Marlon Mack contre une défensive qui a concédé plus de 140 verges au sol à quatre reprises cet automne. Indianapolis par 10

Rams de Los Angeles (5-3) vs Steelers de Pittsburgh (4-4)

UN CHOC IMPORTANT

Les Steelers sont de retour dans la course en vertu d’une bonne séquence. Les Rams, dans la conférence nationale, ne peuvent se permettre de faux-pas. Les Steelers se sont redressés grâce à une défensive opportuniste qui a généré 22 revirements (deuxième rang dans la ligue) et 29 sacs (cinquième rang). Offensivement, toutefois, Mason Rudolph se rabat trop souvent sur ses cibles à proximité. Et par la course, avec James Conner visiblement absent, c’est ardu face aux Rams. Los Angeles par 3

Panthers de la Caroline (5-3) vs Packers de Green Bay (7-2)

LA PRESSION SUR KYLE ALLEN

Maintenant que la saison de Cam Newton est terminée et que Kyle Allen se bat pour devenir l’homme de confiance des Panthers à long terme, la pression devient plus forte sur ses épaules. Il n’est plus le quart-arrière substitut de qui on n’attendait rien, mais l’homme de la situation. Les Packers ont été dérangés cette saison quand ils ont été brassés au sol et les Panthers misent sur Christian McCaffrey pour ce faire. Mais Aaron Rodgers sortira des lapins de son chapeau. Green Bay par 6

Vikings du Minnesota (6-3) vs Cowboys de Dallas (5-3)

COMBINAISON PERDANTE

Prenez le quart-arrière des Vikings Kirk Cousins, mettez-le en match à heure de grande écoute. Ajoutez un adversaire doté d’une fiche gagnante. Le potentiel de victoire en est grandement diminué. À l’inverse, son vis-à-vis Dak Prescott revendique déjà 14 victoires à heure de grande écoute, le plus haut total dans la ligue depuis 2016. Il est par ailleurs 4-0 face à Cousins et sa fiche s’établit à 6-1 contre les défensives du top 5 en carrière avec un coefficient d’efficacité (rating) de 105,9. Dallas par 8 

Seahawks de Seattle (7-2) vs 49ers de San Francisco (8-0)

UN LUNDI DE RÊVE

Qui a dit que les lundis sont ennuyeux? La rivalité revit entre les Seahawks et les 49ers après quelques années moins captivantes. Les Niners ont tout pour attaquer de manières variées, surtout depuis l’addition bénéfique d’un receveur productif en Emmanuel Sanders. Chez les Seahawks, la magie opère, mais tient davantage à un fil, qui porte le nom de Russell Wilson, Sans ses miracles et son calme désarmant au quatrième quart, les Seahawks n’auraient pas le même visage. Deux certitudes : ce sera serré et on va veiller tard... San Francisco par 3