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Sexe zéro déchet

Sexe zéro déchet
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Vouloir être un consommateur averti, même au lit, c’est possible ? Naturellement, certains aspects ne sont pas (ou peu) négociables. Or, conscience environnementale et pratiques sécuritaires doivent impérativement aller de pair. Voyons ce que ces personnes ont à dire à ce sujet...

Consommation responsable

Réduire les déchets à zéro, même sous la couette, est-ce réalisable ?

De toute évidence, la conscience écologique doit faire son bout de chemin jusque dans l’intimité érotique, mais prenez garde à tout vouloir jeter par-dessus bord... certaines précautions sont tout de même à prendre .

Vivement la consommation écoresponsable, mais pas au prix d’une sexualité irresponsable !

Marco (nom fictif), 38 ans, nous dévoile : « J’ai fait un virage zéro déchet en 2014. J’avoue que ça m’a pris environ trois années avant de changer complètement mon mode de vie pour éliminer les déchets de ma vie. Maintenant, j’élimine seulement un pot Masson par année de déchets, j’en suis pas mal fier. Ça demande des efforts, bien entendu. Mes amis me trouvent fatigant, drôle, mais avouent souvent qu’ils sont impressionnés par mon mode de vie. D’autres tentent de s’en inspirer. J’avoue par contre que je n’ai pas laissé tomber le condom de latex. Je sais, c’est grave de jeter du plastique à la poubelle. Mais entre ça et risquer d’attraper une ITS, le choix est facile. Étant célibataire depuis toujours, je ne me vois pas du tout mettre une croix sur ma vie sexuelle pour ne plus consommer du tout de condom. Honnêtement, c’est non négociable. Même les environnementalistes les plus purs ne me convaincront pas d’utiliser autre chose pour assurer ma protection et préserver ma santé sexuelle. »

Alors qu’Annick pense toute autre chose : « J’ai eu mes trois enfants, nous vivons à presque zéro déchet comme famille et je nous trouve pas mal formidables. Notre respect de l’environnement se retrouve jusque dans notre chambre à coucher, c’est certain, même dans notre lit, je devrais dire ! Antoine et moi on ne veut plus d’enfant, et moi je ne veux plus prendre la pilule depuis cinq ans. On a donc adapté nos ébats amoureux et sexuels en fonction de tout ça. La masturbation mutuelle, le sexe oral ou l’abstinence périodique sont pas mal devenus nos manières de faire l’amour maintenant. C’est sûr qu’on est un couple exclusif, donc on n’a pas besoin de penser aux ITS. Honnêtement, je me demande bien comment on ferait si on avait besoin de se protéger de ce côté-là, pas question d’utiliser un condom de plastique. L’horreur. On est très stricts dans notre façon de vivre. Je ne sais pas ce qui se passerait »

Lubrifiants et jouets zéro déchet ?

Comme nous avons pu le constater, une sexualité protégée et responsable ne saurait se passer de l’utilisation du condom.

Mais qu’en est-il des autres éléments qui orbitent autour de la vie sexuelle ?

Que ce soit les lubrifiants, les jouets érotiques, est-ce possible d’utiliser ces produits sans faire de déchets ? Des alternatives plus naturelles sont définitivement envisageables en matière de lubrifiants : opter pour des produits biologiques, avec des ingrédients naturels, dans des contenants réutilisables, ou tenter de trouver des recettes de lubrifiant à réaliser soi-même.

En matière de jouets érotiques, la tâche est plus complexe. Renaude nous dit : « J’en cherche des jouets zéro déchet et je n’en ai pas encore trouvé. Ils sont tous “suremballés” ou produits avec des composantes effrayantes, c’est incroyable. J’ai beau ne pas les manger, mais je ne suis pas assez folle pour me mettre n’importe quoi dans le vagin non plus ! À chacun ses choix ! »

Et vous, comment évaluez-vous votre consommation sexo-responsable ?