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Un rapport inquiétant sur l’état des populations d’oiseaux

Bien que plusieurs espèces d’oiseaux soient en péril au pays, il est rassurant à titre de chasseur de savoir qu’au cours des 50 dernières années, les populations d’oies ont augmenté de 360 % et celles de canards de 69 %.
Photo courtoisie Bien que plusieurs espèces d’oiseaux soient en péril au pays, il est rassurant à titre de chasseur de savoir qu’au cours des 50 dernières années, les populations d’oies ont augmenté de 360 % et celles de canards de 69 %.

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L’Initiative de conservation des oiseaux de l’Amérique du Nord (ICOAN) a récemment publié son rapport annuel et on y relève de surprenantes informations.

Cet organisme se base sur près de 50 années de données pour décrire les variations de l’état de santé des diverses populations aviaires au pays. Ce document, produit sous la direction d’Environnement et Changement climatique Canada, d’Études d’oiseaux Canada, de Canards Illimités Canada et de Nature Canada présente des mesures essentielles que nous pouvons prendre pour aider à rétablir les nombreuses espèces. Avant de continuer la lecture de ce texte, prenez quelques secondes afin d’estimer brièvement quelles sont les grandes catégories d’oiseaux qui connaissent un regain et celles qui subissent un déclin.

Rétablissement

J’ai été ravi d’apprendre que l’immense famille des sauvagines est celle qui a connu la plus grande progression. En fait, depuis 1970, les spécialistes évaluent que leur nombre a bondi de plus de 150 %. À elles seules, les oies ont eu une augmentation de 360 %.

« Elles ont su tirer profit de l’accroissement des quantités de grains perdus dans les zones agricoles. Certaines espèces d’oies arctiques sont maintenant si abondantes que leur impact potentiel sur d’autres espèces est inquiétant » pouvait-on lire dans l’ouvrage de l’ICOAN. Pour leur part, les diverses espèces de canards ont connu une hausse de 69 %.

Les oiseaux de proie sont eux aussi en voie de rétablissement avec une recrudescence de 110 % pour la même période grâce à des investissements fructueux en conservation. Il est important de se rappeler qu’au siècle dernier, de nombreuses espèces de sauvagine et d’oiseaux de proie étaient au bord de l’extinction. Comme le mentionne si bien le rapport : « Les causes ont été identifiées et contrées par l’interdiction du pesticide DDT, la gestion active de la chasse et la protection et la restauration d’habitats ».

Peu de changement

Les cinq dernières décennies ont également été légèrement profitables aux spécimens des milieux humides (+30 %), à ceux nichant au Canada (+15 %) et aux oiseaux forestiers (+7 %). Les travaux indiquent clairement que 19 espèces en milieux humides sont en augmentation, que 11 sont stables, que 8 sont en diminution et qu’il y en a 17 dont on ne connait pas la tendance.

Inquiétant

Selon l’ICOAN, « des mesures de conservation d’urgence sont nécessaires, puisque le Canada a perdu de 40 % à 60 % de ses effectifs d’oiseaux de rivage,

d’oiseaux de prairie et d’insectivores aériens. Dans la dernière décennie, 80 % des espèces d’oiseaux nouvellement évaluées comme étant menacées ou en voie de disparition au pays sont des insectivores aériens ou des oiseaux de prairie. La conservation de terres côtières, des pratiques agricoles durables et des mesures efficaces de lutte contre les changements climatiques tant au Canada qu’ailleurs dans le monde peuvent sortir ces oiseaux du gouffre ».

Il est inquiétant de lire que les Prairies ont perdu 300 millions d’oiseaux depuis 1970, soit les deux tiers, et que les oiseaux de rivage qui migrent sur de grandes distances ont connu une diminution plus marquée que les autres espèces similaires.

Le rapport indique une foule de pistes pour tenter d’améliorer la situation globale allant de la réduction de nos déchets alimentaires, de l’achat de nos aliments auprès de fermes locales qui pratiquent l’agriculture durable et en choisissant des produits cultivés dans le respect de l’habitat des oiseaux jusqu’à l’élimination des espèces envahissantes, comme les rats qui exercent une prédation sur les oiseaux marins et d’autres familles qui nichent au sol sur les îles afin de sauver des colonies de nidification entières.


► Pour en savoir plus, visitez le site whc.org/fr

Du pif

L’odorat est de loin le sens le plus développé du cerf de Virginie et, malgré toutes les précautions qu’un chasseur peut prendre pour minimiser ses effluves, il sniffera votre présence des centaines de mètres à la ronde. Vous auriez intérêt à vous rappeler des points suivants :

Évitez de transporter sur votre territoire de nouveaux éléments achetés récemment pour ne pas trimballer et répandre toutes les odeurs de la ville avec ces derniers, et ce, dans le meilleur temps de la chasse.

Gardez vos vêtements aux coloris de camouflage dans un bac hermétique avec quelques branches de l’essence présente dans le secteur exploité. Enfilez-les en débarquant du camion ou VTT et remettez-les dans un caisson de plastique dès votre retour. Il ne faut surtout pas les porter dans le camp ou au resto pour ne pas véhiculer des odeurs qu’on ne retrouve normalement pas dans le bois.

Certains adeptes ne se donneront pas la peine d’emprunter un autre sentier d’accès vers leur plateforme de chasse ou à leur tente lorsque le vent souffle dans cette direction. Dans bien des cas, ils se diront que ce n’est pas bien grave... D’autres fument la cigarette, la pipe ou le cigare en forêt en se disant que leur grand-père le faisait aussi et qu’il récoltait a l’occasion de beaux cerfs. Si le vent joue en votre faveur, bien que vous laisserez des traces olfactives partout, vous pourrez peut-être voir une bête au loin. Qui sait ?