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Un vrai rayon de soleil

<b><i>La police des fleurs, des arbres et des forêts</i></b><br>
Romain Puértolas, aux Éditions Albin Michel, 
352 pages
Photo courtoisie La police des fleurs, des arbres et des forêts
Romain Puértolas, aux Éditions Albin Michel, 352 pages

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Un roman sympathique comme tout qui ne manquera pas d’ajouter un peu d’éclat aux grises journées de novembre.

C’est avec des intrigues complètement rocambolesques que l’écrivain français Romain Puértolas a réussi à gagner le cœur de ses lecteurs. Il suffit de songer à L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea ou à La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel. Mais cette fois, il va encore plus loin : dès les premières pages de ce tout nouveau roman, il nous promet « une histoire policière pas comme les autres » et « un coup de théâtre final époustouflant qui remet tout le récit en cause ».

Un peu sceptique au départ, on a fini par lui accorder raison. Très loin des polars qu’on a l’habitude de lire, le sien est à la fois drôle, amusant et sympathique. Quant au dénouement époustouflant, eh bien... il l’est vraiment !

Rat des villes et rats des champs

À P., un petit village de campagne où tout le monde se connaît, il n’y a jamais eu de crime. Du moins jusqu’à ce 17 juillet de l’année 1961. Car cet été-là, Joël, 16 ans, sera retrouvé découpé en morceaux dans la cuve à confitures d’une usine des environs. L’horreur, quoi. Et pour coincer le meurtrier, un officier de police de la grande ville sera rapidement dépêché sur les lieux.

Armé d’un magnétophone – une révolution pour l’époque ! –, ce jeune flic interrogera ainsi tous ceux qui ont bien connu Joël. Mais très vite, à force d’entendre sans cesse des « on voit bien que vous venez d’la ville », il aura l’impression que personne ne souhaite réellement l’aider...

Tel qu’on le laissait entendre précédemment, une histoire jubilatoire.

Frissons garantis

Expiations

<b><i>Expiations</i></b><br>
Kanae Minato , aux Éditions Atelier Akatombo, 240 pages
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Expiations
Kanae Minato , aux Éditions Atelier Akatombo, 240 pages

 

Encore plus noir que l’ébène, ce roman vient de s’ajouter à la liste de nos coups de cœur de l’année. Et surprise, toute l’histoire se déroule au Japon, dans une bourgade dont l’air serait le plus pur du pays. C’est là qu’habitent Sae, Maki, Akiko, Yuka et Emiri, cinq gamines qui aiment bien se retrouver en dehors des heures de classe pour jouer au ballon. Elles étaient d’ailleurs encore en train de se faire des passes dans la cour déserte de l’école quand un homme en tenue de travail viendra leur demander si l’une d’elles accepterait de le suivre pour l’aider à réparer quelque chose dans les vestiaires.

Ici, la suite n’est pas bien difficile à deviner. Quelques heures plus tard, un cadavre sera retrouvé sur le sol des vestiaires : celui d’Emiri, 10 ans.

Une terrible vengeance

Au moment où débute l’histoire, 15 ans ont passé depuis qu’Emiri a été assassinée, et son meurtrier n’a jamais été arrêté. Curieusement, lorsque Sae, Maki, Akiko et Yuka ont été interrogées par la police, aucune d’elles n’a pu se souvenir du visage de l’homme. Rien. Pas le moindre détail. Ce qui n’a pas plu du tout à la mère d’Emiri. À tel point qu’elle promettra de se venger sur chacune d’elles si, avant la fin du délai de prescription, elles n’avaient pas elles-mêmes retrouvé le meurtrier ou... trouvé une excellente façon d’expier. Machiavélique à souhait. On a adoré.

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

Les quatre coins du cœur

Françoise Sagan, aux Éditions Plon, 202 pages
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Françoise Sagan, aux Éditions Plon, 202 pages

 

Quinze ans après la mort de Françoise Sagan, on peut maintenant lire un tout nouveau roman d’elle. Magie ? En fait, ce texte inachevé a été repris en partie par son fils Denis Westhoff, qui assure dans la préface ne pas avoir touché au style ni au ton. Ce qui explique pourquoi les aventures un peu légères de Ludovic Cresson, riche play-boy qui a été victime d’un grave accident de voiture, se terminent un peu en queue de poisson...


L’arbre-monde

Richard Powers, aux Éditions 10/18, 746 pages
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Richard Powers, aux Éditions 10/18, 746 pages

 

Grand Prix de la littérature américaine en 2018 et Prix Pulitzer de la fiction en 2019, ce 12e roman de Richard Powers n’est que pur régal. On y fera entre autres la rencontre de Patricia Westerford, l’une des toutes premières botanistes à avoir osé affirmer que les arbres étaient capables de communiquer entre eux, et d’une jeune étudiante prête à donner sa vie pour empêcher l’industrie forestière de couper un séquoia patrimonial de 70 mètres de haut.


Le grand livre Marabout de la cuisine facile

Collectif, aux Éditions Hachette, 480 pages
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Collectif, aux Éditions Hachette, 480 pages

 

Tel que son titre l’indique, le grand avantage de ce livre est de proposer des recettes qui sont vraiment très simples à faire. Même avec les plus longues d’entre elles, il n’y a généralement pas plus de quatre ou cinq étapes à suivre. Mais ce qu’on a le plus aimé, c’est la sélection de recettes prêtes en moins de 30 minutes qui ouvre les sections Soupes, Viandes & volailles, Pâtes-riz & nouilles, Veggie ou Desserts.


Dictionnaire des vedettes du Québec

Antoine Desjardins-Cauchon, Charles-Alex Durand et Charles Deschamps, aux Éditions 
de l’Homme, 144 pages
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Antoine Desjardins-Cauchon, Charles-Alex Durand et Charles Deschamps, aux Éditions de l’Homme, 144 pages

 

Ceux qui ont le rire facile et qui apprécient le compte Instagram Dictionnaire des vedettes du Québec seront sûrement ravis de découvrir le livre, qui contient 200 nouvelles entrées. Et si toutes ne sont pas très drôles, certaines valent quand même le détour. Un exemple ? « François Pérusse : le gars qui a permis à des familles de rester unies malgré les sept heures d’auto que ça prend pour aller à Cape Cod. »