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Derek a décidé de se battre

Derek Aucoin lors de son intronisation au Temple de la renommée du baseball québécois, samedi.Il était accompagné de sa conjointe Isabelle Rochefort et de son fils Dawson.
Photo courtoisie, Perry Giannias Derek Aucoin lors de son intronisation au Temple de la renommée du baseball québécois, samedi.Il était accompagné de sa conjointe Isabelle Rochefort et de son fils Dawson.

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La dernière fin de semaine a été fertile en événements. La victoire des Carabins à Québec, les Alouettes et la victoire du Canadien ont fait les manchettes. Toutefois, c’est le discours de Derek Aucoin au congrès de Baseball Québec qui a été mon fait saillant.

Affaibli par sa bataille contre un cancer du cerveau, Aucoin a pris la parole après son intronisation au Temple de la renommée. Comme il l’a toujours fait, il a parlé de sa passion avec des mots bien sentis.

Seulement quelques mots sur sa maladie qui est apparue de façon soudaine, ce n’est pas surprenant. C’est à l’image de l’homme que je connais. Il n’est pas du type à s’apitoyer sur son sort. Bien au contraire.

C’est un batailleur. Comme dans le temps, quand il était sur la butte alors qu’il affrontait un frappeur coriace.

« Je continue à me battre, a-t-il déclaré en conclusion à son discours. J’ai les deux manches retroussées. Je ne mettrai pas le genou au sol. Je sais que vous êtes là. »

À la fin de son allocution, le colosse a quitté la scène. Il a donné quelques accolades à ses proches avant de quitter la salle. Aucoin était sûrement vidé physiquement et mentalement par cette première apparition publique depuis l’annonce de son cancer au cerveau.

Il poursuivra sa bataille loin des micros et des caméras. C’est ainsi qu’il veut que ce soit et c’est parfait.

De la classe jusqu’au bout

Ce qui m’a toujours frappé chez Aucoin, c’est sa grande classe. Samedi soir, il a démontré une fois de plus qu’il était une personne d’exception.

Lors des premières minutes de son discours, il a eu la délicatesse de s’excuser auprès des autres personnalités admises au Panthéon de ne pas pouvoir être présent pour leurs intronisations respectives.

Il n’était pas obligé de le faire. C’est du Derek Aucoin comme on le connaît. Une sortie presque parfaite.

En manque de magie

Changeons de grosseur de balle. Les Alouettes ont vu leur saison encourageante prendre fin hier au stade Pervical-Molson. Cette défaite a prouvé que la formation montréalaise avait encore des brèches à combler avant de pouvoir aspirer aux grands honneurs.

Ils ont joué du football de rattrapage de la première à la dernière minute. Les hommes de Khari Jones ont bien tenté d’effectuer une autre remontée comme ils l’ont fait à plusieurs reprises cette année.

Mauvaises décisions

Toutefois, Vernon Adams Jr. n’avait simplement pas sa magie habituelle. Il a lancé deux interceptions après de mauvaises prises de décision. On ne pourra pas dire qu’il n’a pas tout essayé pour faire gagner son équipe.

Cette défaite est attribuable à la piètre performance de la défensive. Le quart des Eskimos Trevor Harris s’est amusé comme un petit fou avec l’unité de Bob Slowik.

La défensive des Alouettes a plié à plusieurs reprises au cours de la saison régulière. Hier, dans le match le plus important de la saison, elle a simplement brisé en mille morceaux.

Calvillo, un meilleur entraîneur

Derek Aucoin lors de son intronisation au Temple de la renommée du baseball québécois, samedi.Il était accompagné de sa conjointe Isabelle Rochefort et de son fils Dawson.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

Après quelques saisons chez les pros, Anthony Calvillo avait besoin de revenir à la base comme entraîneur. C’est ce qu’il a fait en compagnie de Danny Maciocia chez les Carabins de l’Université de Montréal. On peut dire que ses résultats sont probants. L’ancien quart des Alouettes semble beaucoup s’amuser dans le football universitaire. Contre le Rouge et Or de l’Université Laval, son attaque a été opportuniste pour aider les Bleus à remporter la coupe Dunsmore. Calvillo a été en contrôle comme il l’était en tant que joueur.

Jonathan Diaby a perdu les pédales

Derek Aucoin lors de son intronisation au Temple de la renommée du baseball québécois, samedi.Il était accompagné de sa conjointe Isabelle Rochefort et de son fils Dawson.
Photo courtoisie, LNAH

Les images sont sans équivoque. Jonathan Diaby est grimpé debout sur la bande et tente de frapper à deux reprises un partisan des Pétroliers du Nord dans un match de hockey au Colisée de Laval. Est-ce que Diaby a encore eu droit à des propos racistes ? Ce n’est pas encore clair. Par contre, Diaby aurait dû garder son sang-froid comme il l’avait fait la saison dernière. Il mérite une lourde suspension. Autre question : comment se fait-il que le partisan ait pu s’approcher aussi facilement de Diaby ? Encore une fois, la Ligue nord-américaine de hockey se tire dans le pied.

Gardons notre calme avec Primeau

Derek Aucoin lors de son intronisation au Temple de la renommée du baseball québécois, samedi.Il était accompagné de sa conjointe Isabelle Rochefort et de son fils Dawson.
Photo Pierre-Paul Poulin

Les statistiques du gardien Cayden Primeau avec le Rocket sont impressionnantes. Par contre, est-ce qu’on pourrait respirer par le nez ? Une saison de hockey, c’est long. Dans la Ligue américaine avec les longs voyages en autobus, encore plus. Pourquoi les amateurs ont-ils toujours tendance à s’enflammer chaque fois qu’un espoir obtient du succès dans les mineures ? Je ne sais pas. Ça n’a pas beaucoup de valeur si le joueur n’est pas capable de s’établir dans la LNH par la suite. Pour Primeau, c’est encourageant, mais il ne faut pas partir en peur.

Ottawa est en train de tout perdre

Derek Aucoin lors de son intronisation au Temple de la renommée du baseball québécois, samedi.Il était accompagné de sa conjointe Isabelle Rochefort et de son fils Dawson.
Photo courtoisie

Qu’est-ce qui se passe à Ottawa et dans la région de l’Outaouais ? En l’espace de quelques semaines, ils ont perdu leur tournoi de tennis, leur équipe de baseball et maintenant, leur équipe de soccer. Le Fury d’Ottawa, qui évoluait dans l’USL, a suspendu ses activités après six saisons. Je connais bien cette région et ça m’attriste de voir qu’elle est en train de perdre toutes ses équipes. Il y a aussi les Sénateurs (LNH) et les Olympiques (LHJMQ) qui en arrachent avec leurs assistances. Rien d’encourageant. Un coup de barre doit être donné avant qu’il ne soit trop tard.