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Les partisans satisfaits et surpris par les Alouettes

Les partisans satisfaits et surpris par les Alouettes
Photo Agence QMI, Marc-Antoine Malo

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Cette saison, les Alouettes de Montréal ont effectué un retour en séries éliminatoires après quatre ans d'insuccès. Dimanche face aux Eskimos d’Edmonton, plus de 21 000 partisans étaient réunis au Stade Percival-Molson pour encourager les Moineaux, mais que pensent-ils de la plus récente campagne de leurs favoris?

«Je suis plus que surpris, je m’attendais à strictement rien, a mentionné Philippe Dunn, qui était au match avec son fils. J’avais des billets de saison depuis 12-15 ans et cette année je ne les ai pas repris. Le début de la saison a été n’importe quoi, avec la vente de l’équipe, le directeur gérant qui n’allait nulle part. L’entraîneur congédié avant le camp d’entraînement. Ce sont les mêmes problèmes depuis cinq ans.»

Il est vrai que le début d’année a été assez rocambolesque. Les rumeurs de nouveaux propriétaires se sont intensifiées, le directeur général Kavis Reed a été limogé, tout comme l’entraîneur-chef Mike Sherman. C’est le coordonnateur de l’attaque Khari Jones qui a dû prendre les rênes du club.

Malgré tous ces bouleversements, l’équipe a terminé la saison avec une première fiche supérieure à ,500 depuis 2014.

«Ça prouve que le travail acharné finit par payer. Ils ont travaillé vraiment fort et ils sont comme une famille. C’est génial», a quant à elle déclaré Donna Lalama, qui est en fait la mère du joueur de ligne défensive DJ Lalama, qui s’aligne pour les Alouettes.

Donna Lalama (droite) et sa famille
Photo Agence QMI, Marc-Antoine Malo
Donna Lalama (droite) et sa famille

Originaires de Winnipeg, les Lalamas sont de tout nouveaux partisans de la formation montréalaise, puisque DJ s’est amené avec les «Als» en 2017 grâce au repêchage. Un court séjour au Manitoba plus tard, et il était de retour à Montréal pour patrouiller avec les unités spéciales.

«La foule est incroyable!, a reconnu Mme Lalama. Il y a vraiment plus de monde qu’il y a deux ans.»

De l’espoir à la position de quart

«La dernière année que j’ai suivi les Alouettes, ça allait bien parce que Anthony Calvillo était encore là. J’ai recommencé à les suivre plus cette année», a confié Jean-François Fortier, un partisan de 29 ans qui a mis le doigt sur un problème récurrent chez la formation de la métropole.

Depuis la retraite de Calvillo, peu de quarts-arrière ont su prendre la relève à cette position. Il y a eu l’échec Johnny Manziel, les séjours d’une seule saison de Rakeem Cato et Darian Durant et tous les autres qui n’ont fait que passer.

Vernon Adams fils serait-il le quart-arrière dominant tant attendu par les partisans des Moineaux? «Je pense que oui!» ont répondu M. Fortier et son ami Patrice Munkittrick à l’unisson.

Jean-François Fortier et Patrice Munkittrick
Photo Agence QMI, Marc-Antoine Malo
Jean-François Fortier et Patrice Munkittrick

«Le quart-arrière est jeune et talentueux, a reconnu Philippe Dunn. Il progresse. Les Alouettes ont plusieurs bons jeunes joueurs que je n’avais pas vus venir du tout avant le début de la saison.»

Philippe Dunn et son fils
Photo Agence QMI, Marc-Antoine Malo
Philippe Dunn et son fils

«L’intérêt est revenu pas parce qu’ils gagnent, mais parce qu’ils ont une équipe intéressante, a conclu l’homme de 44 ans. Ils offrent un bon spectacle et on a de l’espoir pour le futur.»