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Cap sur l’indépendance (encore)

Cap sur l’indépendance (encore)
Photo Agence QMI, Andréanne Lemire

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Au PQ, plus ça change, plus c’est pareil. Le cycle du renouvellement passe nécessairement par les séquences «moins axées sur l’indépendance» ou «plus axées sur l’indépendance», en alternance.

L’atelier sur la déclaration de principes de la formation faisait sourire, samedi.

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Des dizaines d’amendements visant à parfaire le texte ont été l’objet d’interventions pointilleuses typiques de péquistes. La déclaration stipule que des «décisions rassembleuses» seront prises en s’appuyant sur «les connaissances scientifiques». Un membre voulait ajouter : connaissances scientifiques... «objectives»!

Un autre s’est écrié : «C’est avec notre cœur qu’on va aller vers l’indépendance, la science n’a rien à voir avec ça!» La députée Véronique Hivon s’est présentée au micro pour rappeler que tous poursuivaient le même objectif et a plaidé pour « garder ça simple».

Olivier Lacelle de Montréal–Ville-Marie a tenté de faire ajouter à la déclaration que le PQ devait présenter à chaque scrutin une « voie d’accès vers l’indépendance dans un premier mandat », sans succès.

Le Parti a beau se refonder en axant sur la souveraineté, pas question d’insérer des notions de stratégie, a insisté Sébastien Richard, de la commission politique.

Pas le choix

N’en demeure pas moins que pour se démarquer de la CAQ, qui occupe le champ nationaliste, et de QS, qui mise sur l’environnement avant tout, le PQ n’a pas tellement le choix de remettre l’indépendance à l’avant-plan. Même si c’est ainsi donner raison à Martine Ouellet, qui a pourtant échoué à devenir chef de la formation et qui s’est cassé les dents au Bloc.

Quant à la question de base, c’est-à-dire, comment le PQ pourra susciter davantage d’adhésions pour la souveraineté, le défi reste entier. On entend depuis longtemps les péquistes dire qu’ils doivent expliquer aux Québécois ce que le pays changerait pour eux.

De passage au congrès, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a proposé de renverser le fardeau.

Selon lui, c’est aux Québécois de dire ce qu’ils veulent comme projet de pays. Il risque toutefois d’attendre longtemps...