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Des déneigeurs résidentiels ont été surpris par la bordée de neige

Le propriétaire de l’entreprise Déneigement Domaine Vert Nord de Mirabel, Patrick Bergeron, prévoyait commencer sa journée à 2 h mardi matin. Contrairement à plusieurs autres, l’entente de service qu’il a signée avec ses clients commence le 1er novembre.
Photo Cédérick Caron Le propriétaire de l’entreprise Déneigement Domaine Vert Nord de Mirabel, Patrick Bergeron, prévoyait commencer sa journée à 2 h mardi matin. Contrairement à plusieurs autres, l’entente de service qu’il a signée avec ses clients commence le 1er novembre.

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Contrats qui ne sont pas encore en vigueur, tracteurs non disponibles et manque de personnel : des entrepreneurs sont pris de court par les précipitations annoncées, mais déneigeront quand même leurs clients tout en leur demandant d’être patients.

« On ne laissera pas nos clients dans la gadoue », s’est exprimé le propriétaire de Déneigement Philie, Jim Philie, dont les ententes de service avec ses clients débutent le 15 novembre.

« On n’a pas le choix, c’est une loi non écrite », poursuit l’entrepreneur qui sert environ 600 clients résidentiels dans le secteur de Saint-Philippe et Saint-Mathieu, en Montérégie.

Même son de cloche du côté de la compagnie BellePelouse MD, qui opère à Candiac et La Prairie, sur la Rive-Sud, et qui comme plusieurs autres offre aussi ses services de déneigement à partir de la mi-novembre.

« On va être partiellement opérationnel parce qu’il nous manque des machines », explique son propriétaire, Jordan Dion-Gilbert.

La grande région de Montréal attendait sa première tempête de la saison alors qu’on prévoyait de 15 à 20 cm de neige pour mardi.

« Honnêtement, un déneigeur qui ne sortira pas cette nuit [la nuit dernière] en raison d’une date sur un contrat n’est pas dans le bon domaine. Il n’a pas compris qu’il offre un service », commente pour sa part Patrick Bergeron, propriétaire de Déneigement Domaine Vert Nord, à Mirabel, sur la Rive-Nord, qui sert ses clients à partir du 1er novembre.

Tracteurs dans les champs

Certaines entreprises qui louent leurs tracteurs à des agriculteurs afin de rentabiliser leur achat devront travailler avec de la machinerie en moins puisque les récoltes ne sont pas encore terminées dans certains secteurs. La météo capricieuse des derniers mois, dont la tempête de vent du 1er novembre, a ralenti les moissons.

« Je vais avoir seulement 75 % de machines sur la route parce que j’en ai trois encore dans les champs », explique M. Philie.

« J’ai un tracteur qui est arrivé aujourd’hui de la location. Malheureusement, il ne sera pas prêt pour mardi matin », précise M. Bergeron, qui prévoyait commencer à souffler la neige des entrées de ses clients à partir de 2 h la nuit dernière.

Entamer la saison un peu plus tôt aura des impacts dans les poches des entrepreneurs, qui prévoyaient opérer seulement à partir du 15 novembre.

Coûts supplémentaires

« Dans tous les cas, ce seront des heures supplémentaires que nous devrons payer aux gars. Ça va être un hiver tough », affirme M. Philie.

La saison qui débute plus tôt et les fortes précipitations annoncées pour l’hiver risquent aussi d’avoir un impact dans les poches des clients l’année prochaine, si on se fie aux différents intervenants du secteur. Les prix des contrats de déneigement résidentiel pourraient bien augmenter pour compenser d’éventuelles pertes, cette saison.

Le manque de main-d’œuvre fait aussi mal aux différents entrepreneurs qui peinent souvent à recruter des opérateurs de tracteurs expérimentés.

Les problèmes d’embauche et les différents frais d’exploitation forcent même certains à revoir leur offre, comme Patrick Bergeron qui, en trois ans, est volontairement passé de 1500 à 600 clients.