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Don Cherry, la cerise sur le sundae

Don Cherry, il est paaaaaarti!

Don Cherry
photo d'archives

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Comme ça, Don Cherry, l’homme aux vestons bariolés qui rendraient malade un caméléon daltonien, s’est fait virer.   

Il est paaaaaarti!         

Parce qu’il s’est adressé de façon dérogatoire aux nouveaux arrivants «you people» et en déplorant qu’ils ne soient pas plus nombreux à porter le coquelicot.         

«You people – they come here, whatever it is – you love our way of life, you love our milk and honey, at least you can pay a couple bucks for a poppy or something like that. These guys pay for your way of life that you enjoy in Canada. These guys paid the biggest price.»         

Il perd son poste pour ça... alors que pendant des décennies, il a vargé (littéralement vargé) sur les Québécois et les francophones et ça passait comme du beurre dans la poêle?         

En 2004, comme le rapportait RDS, «Cherry, sans aucune preuve, avait déclaré que le problème de la drogue au hockey junior majeur canadien se limitait à la ligue du Québec».         

Même la Gazette s’était étonnée qu’il ne se fasse pas montrer la porte . Le chroniqueur Jack Todd écrivait : «Comme l'a mentionné (Jacques) Demers, des figures publiques reconnues aux États-Unis, comme Al Campanis et Rush Limbaugh, ont été congédiées pour moins que ça. (...) Mais pour des raisons difficiles à comprendre pour la minorité francophone dans ce pays, Cherry continue de sévir à volonté.»         

En 2018, dans la revue Liberté, on trouvait l’observation suivante au sujet de Cherry: «Il répète que les femmes n’ont pas leur place dans les vestiaires sportifs, que les Québécois sont des «chialeux», que le «vrai hockey» est une affaire de rudesse et donc d’hommes hétérosexuels.»            

En 2011, j’écrivais ceci: «En 1998, il avait traité les joueurs de hockey québécois de “bande de pleurnicheurs” (“bunch of whiners”). Don Cherry est bien connu comme un québecophobe et un francophobe. Qu'est-ce que la CBC attend pour le sortir de la patinoire et le mettre au banc des punitions? Qu'est-ce que ça va prendre comme déclaration outrancière pour que le diffuseur public décrète que Cherry est allé trop loin?»           

En 2013, j’écrivais ceci: Don Cherry est un mononcle.          

Don Cherry était adulé au Canada anglais, toujours très haut dans les sondages de popularité, malgré ses commentaires insultants pour les Canadiens français. Comme quoi, au Canada anglais, certaines discriminations sont plus acceptables que d'autres.