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La Ligue des Noirs réclame 171 M$ au SPVM

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MONTRÉAL – La Ligue des Noirs réclame 171 M$ au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en raison du profilage racial que des agents auraient exercé à l’égard de personnes racisées, a appris TVA Nouvelles. 

Si les montants réclamés dans l’action collective ont littéralement explosé, c’est que la Ligue des Noirs a décidé d’inclure dans sa requête les récentes données dévoilées en octobre par le SPVM qui indiquaient que les Noirs ont quatre fois plus de chance d’être interpellés que les Blancs à Montréal. 

«Sur la base de ce rapport du nombre d’interpellations pour l’année 2017, soit 45 607, les demandeurs établissent que le nombre de personnes racisées concernées pour la période couverte par l’action collective en 2017, soit entre le 14 août et le 31 décembre 2017, serait de 17 102 personnes racisées, ce qui donnerait alors un montant global de dommages-intérêts et dommages exemplaires subis et réclamés par l’ensemble des membres de l’ordre de 171 020 000$», peut-on lire dans la requête. 

«Il faut savoir qu’il y a beaucoup de gens qui sont victimes de profilage racial», a affirmé Dan Philip, président de la Ligue des Noirs. 

«Les policiers apprendront qu’ils font payer leur employeur, la Ville de Montréal, avec cet excès d’abus contre la communauté. Il faut une leçon, c’est maintenant ou jamais», a ajouté Gabriel Bazin, vice-président de la Ligue des Noirs. 

Le demandeur au recours collectif, Alexandre Lamontagne, un agent de sécurité à Montréal, dit avoir subi du profilage racial en août 2017. 

Alors qu’il n’avait commis aucune infraction criminelle ni violation à quelque règle de droit que ce soit, il affirme que des policiers du poste de quartier 16 s’en sont pris brutalement, vicieusement et illégalement à sa personne. Pourtant, M. Lamontagne dit qu’il n’opposait aucune résistance. 

«Pendant et après l’arrestation, les policiers impliqués ont adopté, pour conduite, un comportement indiquant la pratique d’un profilage racial ou à tout le moins une volonté évidente, déréglée et malicieuse visant à s’attaquer à la personne du requérant en recherchant de faux prétextes pour nuire à la personne de celui-ci», peut-on lire dans la demande de recours collectif. 

Alexandre Lamontagne avait été intercepté, puis arrêté sur la rue Saint-Jacques dans le Vieux-Montréal, près du club La Voûte.