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Une jeunesse comme les autres

Une scène de la série «Jeunesse arabe, yallah!» diffusée à partir du mardi 12 novembre 2019 sur les ondes de TV5.
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COURTOISIE Une scène de la série «Jeunesse arabe, yallah!» diffusée à partir du mardi 12 novembre 2019 sur les ondes de TV5. PHOTO COURTOISIE

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La série «Jeunesse arabe, yallah!», diffusée à partir de mardi soir sur les ondes de TV5, souhaite présenter la jeunesse du monde arabe dans son dynamisme et son effervescence comme dans ses défis.

«Le mot "yallah", dans son sens exact, n’existe pas en français, mais ce qui se rapproche le plus, ce serait peut-être l’expression “allons-y”, ou “allez”», a d’abord indiqué l'animatrice de l’émission, Nadia Essadiqi.

Produite par Urbania, la série souhaite justement présenter cette génération aujourd’hui en plein mouvement, dans une époque où elle doit naviguer entre traditions et réseaux sociaux, entre modernité et crises politiques. Bien que les contextes sociaux soient différents de ceux du Québec, c'est leur ressemblance avec la jeunesse d’ici qui frappe le plus, selon l’animatrice et conceptrice.

Une scène de la série «Jeunesse arabe, yallah!» diffusée à partir du mardi 12 novembre 2019 sur les ondes de TV5.
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«Cette jeunesse est beaucoup plus près de la jeunesse occidentale qu’on le pense, a poursuivi Nadia Essadiqi, également connue par son nom d’artiste La Bronze. Ces jeunes-là sont comme nous, au sens où on a les mêmes idéaux, ils se battent pour des causes écologiques, développent des projets "éco-friendly", vont à l’école, vont prendre des cafés avec leurs amis, ils font l’amour, ils "datent", ils organisent des "partys", ils boivent de l’alcool.»

À travers la série documentaire, plusieurs portraits d’artistes, d’entrepreneurs, d’influenceurs, de sportifs et de scientifiques provenant de plusieurs régions du monde arabe sont présentés tour à tour. Ils participent ainsi, par leur dynamisme et leurs ambitions, à la transformation de la société qui les a vus naître.

«Ils vivent des contextes vraiment différents, mais la jeunesse reste la même, a exprimé l’artiste, dont les parents sont d’origine marocaine. Au Liban, par exemple, il y a des communautés LGBTQI+; on a été dans des soirées de drag queens, les gens font la fête. Les jeunes sont curieux, sont intelligents. Ils incarnent leur vie du mieux qu’ils le peuvent, ils veulent faire avancer le monde, ils veulent faire avancer leur communauté.»

Une scène de la série «Jeunesse arabe, yallah!» diffusée à partir du mardi 12 novembre 2019 sur les ondes de TV5.
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Joie de vivre

Malgré ces ressemblances indéniables avec la jeunesse d’ici, les difficultés que peut traverser au jour le jour cette génération arabe finissent par la teinter d’une façon toute particulière, selon l’animatrice.

«Là-bas, comme les contextes politiques sont parfois un peu plus durs, comme par exemple au Liban où il y a eu la guerre il y a deux ans, ou en Palestine occupée, je dirais que les nuances que l’on peut trouver, c’est que ces jeunes-là sont beaucoup plus dans la joie de vivre, parce qu’ils comprennent le caractère éphémère de la vie, a-t-elle expliqué. Et donc, ils plongent encore davantage dans l’hédonisme, dans le fait de vraiment savourer chaque moment.»

La série «Jeunesse arabe, yallah!» sera diffusée sur les ondes de TV5 à partir de mardi soir, à raison d’une émission par semaine pendant six semaines.

Une scène de la série «Jeunesse arabe, yallah!» diffusée à partir du mardi 12 novembre 2019 sur les ondes de TV5.
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