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Jean-Philippe Lévesque tient promesse

Le secondeur des Carabins avait promis la Coupe Dunsmore à son grand-père en 2017

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Photo d’archives, Agence QMI Jean-Philippe Lévesque (45) avait hâte de remporter sa première finale provinciale.

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Après une attente de quatre ans, la Coupe Dunsmore était convoitée par tous les joueurs des Carabins de l’Université de Montréal, mais elle avait une saveur particulière pour Jean-Philippe Lévesque.

La veille de la Coupe Dunsmore 2017, le secondeur intérieur avait fait une promesse qu’il tenait particulièrement à remplir. « Dans l’autobus en venant à Québec la veille du match, j’avais parlé à mon grand-père et je lui avais promis que j’allais gagner une Coupe Dunsmore pour lui, a confié Lévesque. Le matin du match, il est décédé et nous avons perdu. Mon grand-père souffrait d’un cancer. Il voulait que je joue mon match. Je suis allé rejoindre ma famille à Rivière-du-Loup après la rencontre. »

« Quand j’ai mis la main sur la Coupe Dunsmore samedi dernier, je pensais à mon grand-père, de poursuivre Lévesque qui a réussi un gros jeu en bloquant un botté de dégagement de David Côté au deuxième quart. Je pense à lui à chaque rencontre, mais c’était plus particulier cette fois-ci. Je vais me souvenir de ce sentiment toute ma vie quand j’ai soulevé la coupe Dunsmore. Mes parents étaient présents et ma grand-mère regardait le match bien au chaud à la maison. Ce fut spécial d’avoir pu vivre ce moment avec mes parents. »

Le grand-papa a suivi la progression de son petit-fils au fil des ans. « Quand je jouais à Rivière-du-Loup, il ne ratait pas une partie et il m’a suivi aussi avec les Faucons de Lévis-Lauzon. Il était aussi présent à mes débuts avec les Carabins. En raison de son état de santé, il a suivi les autres saisons à la télévision. Il était bien fier de moi. C’était un homme comique, de cœur et un modèle pour moi. On allait à la pêche souvent ensemble et j’ai passé beaucoup de temps dans son garage. On a eu beaucoup de plaisir ensemble. »

Disette terminée

Comme toutes les recrues de la cohorte de 2016, Lévesque avait hâte de remporter une première finale provinciale. « On y croyait, mais on commençait à avoir hâte, a-t-il résumé au sujet des trois défaites à la Coupe Dunsmore face au Rouge et Or de l’Université Laval. J’étais sûr et certain que nous allions gagner. Je n’avais aucun doute et ça paraissait quand nous sommes embarqués sur le terrain. Si certains célébraient déjà, j’ai attendu de voir le chiffre 0 sur le cadran avant de festoyer. »

« Du groupe de recrues de 2016 en défensive, je connaissais déjà Brian (Harelimana) et Samuel (Rossi) et ça partait bien, d’ajouter le produit des Faucons de Lévis-Lauzon. Il s’est ajouté Marc-Antoine (Dequoy) et Benoît (Marion). Je savais qu’on serait en mesure de faire quelque chose de bien ensemble. C’était notre objectif dès notre première année, mais je n’en parlais pas avec les gars au fil des ans. »

Son focus sur les axemen

Lévesque assure qu’il n’a pas déjà la tête à la Coupe Vanier, mais toute son attention est portée sur les Axemen d’Acadia et la Coupe Uteck qui sera disputée, samedi, à Wolfville en Nouvelle-Écosse. « J’aborde ce match comme s’il s’agissait de mon dernier à vie, a-t-il résumé. Je sais que la Coupe Vanier est atteignable, mais on dispute samedi un match de séries sans lendemain. Nous avons une seule opportunité d’atteindre la Coupe Vanier et on ne doit pas la rater. »

Grand-père Simoneau

Louis-Philippe Simoneau peut se targuer d’être le seul joueur de l’édition actuelle des Carabins à avoir remporté la Coupe Vanier.

Le botteur de précision a soulevé le trophée en 2014 quand les Bleus ont disposé des Marauders de McMaster par la marque de 20-19 quand Mathieu Girard a bloqué une tentative de placement avec moins d’une minute à la rencontre pour sceller la victoire.

« Je suis le grand-père du sport universitaire, a imagé Simoneau qui présente une fiche de trois gains et deux revers en finale provinciale. Avec Gabriel (Cousineau) et Byron (Archambault) qui étaient mes coéquipiers à l’époque et qui sont maintenant sur le personnel d’entraîneurs, on se rappelle des souvenirs. Parce que je n’ai pas joué en 2016 et que je suis né le 8 septembre (la date butoir est le 1er septembre), j’ai pu jouer une dernière saison cette saison même si j’avais 25 ans. »

Aller jusqu’au bout

De l’édition 2015 qui fut la dernière à soulever la coupe Dunsmore, Simoneau, Jean-Sébastien Bélisle, Maxime Joubert et Alexandre Hardy sont les seuls survivants. « Après notre victoire à la Coupe Dunsmore en 2015, on réalise que c’est accessible et on pense que c’est possible de gagner chaque année avant de réaliser que ce n’est pas tout le monde qui a cette chance. Ce n’est pas si facile et on doit travailler fort. »

« Cette victoire fait du bien surtout qu’il s’agit de ma dernière saison et ce n’est pas vrai que je voulais quitter avec une seule coupe Dunsmore, de poursuivre le demi de coin, mais cette victoire ne voudra plus rien dire si on ne gagne pas la Coupe Vanier. On doit terminer le boulot. Je vais me souvenir toute ma vie de notre défaite à la Coupe Vanier 2015 quand UBC a réussi un placement sur le dernier jeu pour remporter le match et je n’ai pas le goût qu’il s’agisse de mon seul souvenir de la Coupe Vanier. »